Elcy et Mary sont conviées à une soirée dansante chez les Dodgemont. De quoi permettre à la « créature » d’évoluer en société et de montrer qu’elle est capable de se fondre dans la masse, alors que la mission qui lui a été confiée à l’origine se rapproche. Le jour de la réception, Percy, Mary et Elcy arrivent ensemble. La situation prend un tour inattendu au moment où ils sont invités à souper avec leurs hôtes : Elcy n’a pas été initiée à la façon de se comporter dans une telle situation. D’autant que l’une des membres du groupe de tueuses auquel appartenait Oktaz — le véritable nom d’Elcy — s’est infiltrée dans la soirée.
Ce quatrième tome voit l’histoire avancer à grands pas. Elcy doit tenir son rôle en société, alors que ses anciennes alliées entendent bien comprendre pourquoi elle a disparu, et paraît avoir abandonné sa mission. Ici, on s’éloigne un peu des éléments biographiques, en dehors du fait que Mary est accompagnée par son fils Percy. Ponctuellement, l’auteur joue de superposition entre Frankenstein et la relation entre Elcy et Mary, de même que du rapport entre Mary et la mort. Et l’on recroise une fois de plus la figure d’Ada Lovelace. L’essentiel de ce tome se concentre néanmoins sur le déroulement d’un bal de province, dans une ambiance très austenienne.
Graphiquement, le dessin de Kazuhiro Fujita est dans la continuité des précédents opus. Le trait est fin, appuie parfois la dimension comique des scènes, pour autant l’illustrateur sait souligner la noirceur de la situation. C’est particulièrement tangible quand Mary convoque son rapport à son œuvre emblématique. Les scènes d’actions sont également travaillées, avec cette idée des protagonistes dont les combats se rapprochent d’une danse armée.
Ce quatrième opus nous amène un peu plus de la conclusion de l’histoire. L’auteur parvient à faire avancer certains points d’intrigue tout en levant le voile sur de nouveaux mystères.


