Alors que Lord Shelley et Mary se déplacent dans l’attelage du père de feu Percy Bysshe, des bandits de grand chemin décident de les attaquer. Le vieil homme a de la ressource et entend bien montrer aux criminels qui est le maître sur ses terres. Pour autant, blessé, il doit confier les rênes à sa bru. Pendant ce temps, Percy junior arrive au domaine et apprend que sa mère et son grand-père sont en difficulté. Il monte rapidement à cheval pour leur venir en aide, suivi par Elcy.
Ce troisième opus s’écarte (temporairement ?) des rouages historiques des précédents volumes pour se concentrer davantage sur l’action. Celle-ci n’est pour autant pas là juste pour apporter du dynamisme : elle permet de faire évoluer les relations entre les protagonistes, voire d’en introduire de nouveaux. Et si les racines biographiques — liées à Mary Shelley — sont moins présentes que dans les deux premiers tomes, l’auteur continue de s’emparer de ce matériau. On verra ainsi intervenir Ada Lovelace, fille de Byron devenue ici une proche de Mary. Le mangaka étoffe également le background autour du personnage d’Elcy, qui sera confrontée à l’ancien groupe dont elle faisait partie.
Graphiquement, on est dans la poursuite directe des précédents volets. Le trait de Kazuhirio Fujita s’empare avec efficacité de la période, que ce soit au niveau des costumes et des décors. Mais il montre dans le même temps qu’il sait faire preuve de dynamisme, dans les scènes d’action comme dans les déplacements d’Elcy. Il y a un côté très rétro dans les mimiques de certains de ses personnages (Mary, notamment), mélangé à une compréhension toute contemporaine des codes.
Cette suite fait ainsi progresser l’intrigue tout en construisant toujours autour des bases établies par les précédents livres de la série ; à savoir une exploration de la biographie de Mary Shelley.


