Ennis, Garth – Dillon, Steve. Preacher. Tome 1 : Mort ou vif

S’il est une série de la collection Vertigo qui fait parler d’elle depuis des années alors qu’elle n’a jamais été publiée intégralement en France, c’est bien celle qui conte les aventures de Jesse Custer, pasteur désabusé qui se voit investi d’une puissance divine. Il se donne alors une mission : retrouver Dieu… pour lui botter les fesses ? Ses deux camarades de route : Tulip, l’amour de sa vie, qui est aussi une tueuse à gages, et Cassidy, un vampire irlandais à la langue bien pendue. Les adversaires qu’ils croiseront sur leur route sont tous aussi déjantés les uns que les autres, et ce roadmovie est à ranger du côté des incontournables de l’éditeur Vertigo, de même que Sandman avant lui et Y : Le Dernier Homme de nos jours.

Enfin cette série déjantée bénéficie à nouveau d’une édition par chez nous, et force est de constater que les années passe et qu’elle n’a pas pris une ride. Les pérégrinations du pasteur Jesse Custer à travers les Etats-Unis sont toujours aussi irrévérencieuses, noires et iconoclastes. Un pasteur, une tueuse à gage et un vampire partent ainsi sur les routes à la recherche de Dieu, qui aurait démissionné. Trame de départ complètement hallucinée qui plonge le lecteur au cœur d’un roadtrip haletant où les héros côtoient tueurs en série, anges, exécuteurs et flics tarés. Du tout bon en somme.

Le vampire de cette série, personnifié par Cassidy répond aux caractéristiques habituelles du genre : il craint la morsure du soleil (comme on le voit dans une des histoires), a un besoin vital de sang et est quasiment immortel. On apprend au fur et à mesure de l’histoire qu’il est âgé environ d’un siècle, mais aucune information ne filtre sur la manière dont il est devenu vampire. Par contre, sa soif de sang est à la limité de la bestialité, même si ce charmant personnage possède son propre code de conduite.

Le dessin de Dillon est pour le moins réussi, et nous plonge avec brio dans cette histoire complètement décalée. Le trait n’est certes pas parfait mais le dessin colle très bien à l’ambiance, et les couleurs sobres et efficace ne gênent en aucun cas le plaisir de lecture. A ajouter à cela les splendides couvertures de Glenn Fabry, qui fait claquer des la première page la folie qui émane de cet opus.

Chaudement recommandé.

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