Correia, Cécilia. Aliette Renoir, tome 1. La secte d’Abaddon

En arrivant à Paname, les Allemands s’étaient rendu compte qu’une menace plus dangereuse qu’eux sévissait déjà. Alors, en accord avec leurs autorités, ils laissèrent ma famille, les Renoir, continuer leurs petites affaires. Je vais vous dire : cela aurait été plus simple si j’avais dû zigouiller des rongeurs et encore… j’en avais horreur. Bon, je ne vais pas vous mentir plus longtemps, je déteste toutes les bestioles, qu’importe l’espèce animale. Sauf que la plus terrible de toutes, celle que je traquais chaque nuit demeurait mon pire cauchemar. Mais voilà, l’honneur de la famille restait ma priorité. Si bien que même si j’avais le trouillomètre à zéro, je devais quand même braver mes peurs en affrontant mon ennemi juré : le vampire.

Paris est sous occupation allemande. Les nazis occupent la ville et font respecter le couvre-feu. Mais la famille Renoir dispose de laissés passés pour leur « travail » effectué. Aliette sert le plus souvent d’appats dans leurs missions. Ce petit poids plume qui a peur de son ombre ne peut qu’attirer les vampires assoiffés de sang.  Elle aime compenser son physique fragile par un langage fleurie et très imagé (mais version années 1940) ainsi que par un tempérament de feu. C’est lors d’une mission nocturne qu’Aliette rencontre Lauwrence Lowford, un vampire. Une course poursuite commence alors dans les rues de Paris. Malheureusement, la maladresse d’Aliette lui coutera bien cher. Et cette rencontre décisive lui bouleversera la vie.

Dans ce roman, l’héroïne devra mener l’enquête car complots, meurtres et fausses accusations font irruptions dans la cour des vampires. C’est une détective très maladroite voir même parfois complètement à côté de la plaque du point de vue déductions. Ce sont ces imperfections qui la rendent attachante. On aime apporter nos propres déductions qui peuvent s’avérer tout autant mauvaises.

Même si au début, la présentation de l’univers et des différents personnages est assez lente, l’action une fois présente se met vite en place. Tout s’enchaîne rapidement et, du coup, le dénouement nous semble arriver rapidement. Voir même trop facilement. En ce qui concerne, l’enquête l’auteur arrive à nous faire douter de tout le monde. Tous les personnages y passent ! Même si l’intrigue et certains personnages sont classiques dans ce genre, c’est l’humour des répliques et également de certaines situations qui sont les principaux atouts. de ce roman.

Certaines relations méritent d’être approfondie et certains personnages plus d’attention et de profondeur. Par exemple, la rencontre avec les loups-garous est un scène qui nous paraît bien superflue, limite inutile pour le développement de l’intrigue. On en attendait plus. J’espère revoir bientôt plus longuement ces garous et d’autres créatures également.

Un roman qui se lit rapidement et des personnages attachants. Une romance pleine de légèreté et de fraîcheur, où l’action et l’enquête prennent une bonne place sans pour autant oublier les histoires de cœur en cours ou à venir !

Une réponse à Correia, Cécilia. Aliette Renoir, tome 1. La secte d’Abaddon

  1. Cécilia Correia dit :

    Merci pour ta chronique ! La rencontre avec les allemands et les garous n’est pas là juste pour faire joli… Rendez-vous au second tome ;o)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *