Cornette, Jean-Luc – Hanze, Christophe. Robert contre les monstres, tome 1. Robert contre Dracula

Robert et son amie Janet vivent dans la petite ville de Rochemou, où il ne se passe rien et où ils aiment lire les aventures de l’homme-limace face à Chantilly, le diabolique pâtissier. Mais un jour, tout se précipite ! Vexée de ne pas avoir trouvé sa livraison mensuelle de l’Homme-limace, Janet se rabat sur une histoire à l’eau de rose et se fait renverser dans la rue ; un trois-mâts délabré arrive dans le port, au grand étonnement des policiers, puis disparaît ; une serveuse n’échappe à un étrange agresseur que grâce à ses patins à roulettes ; Robert découvre un étrange locataire dans sa cave…

Encore des enquêteurs en herbe… Cette série, sympathique au demeurant, n’a pas connu de troisième tome. Le cheminement de l’histoire est cependant assez maîtrisé : les deux enfants comprennent qu’il se passe des choses étranges dans leur ville, commencent à enquêter, et se rendent compte que la créature n’est pas aussi terrible que l’on aurait pu croire. Assez classique dans le cheminement donc, mais plutôt efficace et divertissant pour le jeune public auquel il est destiné. Le dessin de Christophe Hanze, très particulier, passe vraiment bien pour cette tranche d’âge de la pré-adolescence, et même si les albums sont vite lus (une douzaine de minutes chacun en ce qui me concerne), il est à recommander pour les jeunes lecteurs avides d’aventures.

Côté vampirique, nous avons ici affaire au Comte Dracula en personne, qui débarque à Rochemou grâce à un trois-mâts hors d’âge qui disparaît très vite. Portant son cercueil-lit sur son dos, Drac (puisqu’il veut qu’on l’appelle comme ça) échoue d’abord dans la cave des parents du jeune Robert, puis se réfugie dans un château abandonné à proximité, d’où il s’apprête à dévorer les petits enfants qui viennent frapper à sa porte. Il a des crocs, un air un peu menaçant, se promène toujours en redingote du XVIIIème, y compris lorsqu’il travaille dans un fast-food. Le personnage a bon fond, et se rend compte qu’il existe d’autres nourritures aussi intéressantes que l’hémoglobine humaine, contrairement aux croyances dans lesquelles il a toujours été élevées.

Une caricature qui ne supporterait pas une analyse plus poussée, mais se révèle sympathique.

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