Cordurié, Sylvain – Laci. Sherlock Holmes et les vampires de Londres. Tome 1 : L’appel du sang

Sherlock Holmes est mort en affrontant son ennemi de toujours, le professeur Moriarty ! Du moins c’est ce qu’affirme la presse. Mais ce n’est pas le cas, et cette histoire va bien arrangé Sherlock Holmes qui va bien profiter de ce statut pour parcourir le monde. Malheureusement, ses projets vont être contrariés par des vampires londoniens qui retrouveront sa trace à Paris. Commence alors une sombre enquête l’obligeant à poursuivre un vampire du nom de Owen Chanes.

Cette BD est l’une de celles qui inaugurent la nouvelle collection 1800 chez Soleil. Une collection résolument tournée vers l’ère victorienne, donc, et c’est l’un des personnages-phares de cette époque, à savoir Sherlock Holmes, le célèbre détective, que le scénariste Sylvain Cordurié a choisi d’installer face aux vampires qui ravagent la ville, ou qui s’en prennent du moins à certains de ses notables.

L’intrigue est simple, c’est dans la cadre d’un marché de sang que Holmes va devoir retrouver la trace d’un vampire félon… Et l’éliminer. Intrigue simple, mais des péripéties et des personnages suffisamment bien campés pour que le récit devienne relativement prenant au fil des pages. Et, bien sûr, un suspense que d’aucuns qualifieraient d’insoutenable à la fin de cette première moitié de l’histoire.

Du bon travail narratif, auquel le dessin de Laci rend à peu près justice. Fin, élégant, pointilleux (victorien, en un mot !), celui-ci convient bien à l’ambiance du Londres des années 1890. Il y a cependant encore du travail sur les visages, celui de Holmes évoluant bizarrement au fil du tome (on dirait qu’il perd une partie de ses cheveux en un temps record !), et celui de Mrs Middles est aussi un peu étrange… Et il faudra qu’on m’explique comment une grosse paire d’ailes dans le dos d’un personnage peuvent complètement disparaître sous un peignoir.

Les vampires avec lesquels Holmes est en lutte présentent un background relativement classique : ils ont des ratiches proéminentes dont ils se servent pour mordre dans le cou leurs proies, on peut les tuer avec un épieu (après quoi ils se consument spontanée), et l’eau bénite leur donne envie d’aller voir ailleurs. Ils ont une grande force, sont capables de décapiter un homme d’un coup de griffe et peuvent faire bouger un corps par la force de la pensée. Selymes, l’un de leurs dirigeants, porte en outre une paire d’ailes (un peu comme les Stryges dans une autre bande dessinée…) dont il ne se sert pas, mais qu’il semble le seul à posséder.

Ils ont un sang plus visqueux que les humains, ce qui est un avantage en cas d’hémorragie. Un vampire qui tue en série devient peu à peu fou, la couleur de sa peau vire au gris, son visage se déforme… Les vampires sont une société secrète puissante, qui a des accointances avec le pouvoir, mais ces relations sont fragiles, et la reine Victoria n’hésiterait pas à les supprimer si les vampires ne châtient pas celui qui a fait sécession.

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