Collectif. Vampirella Horror Classic

Vampirella Horror Classics est une compilation de 6 histoires courtes mettant en scène la vampire au bikini rouge venue de Drakulon. Ces récits, qui ont été publiés à des moments très distants dans l’histoire du personnage, entre 1976 (une histoire de Bill DuBay dessinée par l’inimitable Jose Gonzales) et 1999 (une histoire de Ty Templeton dessinée par Bruce Timm), sont autant de moments forts de la chronologie de Vampirella, qui montre la diversité des auteurs qui se sont penchés sur son berceau, et la manière dont la mythologie a pu évoluer.

La première histoire à figurer dans le recueil, «Two so Different», est écrite par James Robinson et Ray Lago. Alors accompagnée du magicien Pendragon, la vampire va y faire face à Dracula, qui se révèle lui aussi être une créature venue de Drakulon. Mais à la différence de Vampirella, rejeté par les siens après avoir transgressé leurs lois, il n’éprouve que ressentiment vis à vis de son ancienne planète. Mais envisage de faire de la vampire brune la fiancée du Chaos, l’entité qui vénère la secte qu’il dirige.

Le deuxième récit,«Vampirella: The Headless Horseman of All-hallow’s Eve!», est celui de Bill DuBay et Jose Gonzales. Accompagnée d’Adam van Helsing, la sculpturale vampire va se rendre dans le village de Sleepy Hollow, et enquêter sur des disparitions qui sont localement attribuées au retour de la figure du Cavalier Sans Tête (le même qu’utilisera Tim Burton quelques années plus tard dans le film Sleepy Hollow). Pas de vampires dans ce récit donc, mais on flirte avec l’ambiance gothique fin XIXe.

Le troisième récit, «Looking for Mr. Goodwin», est signé Jeff Loeb (pour le scénario) et Tim Sale (pour le dessin). Le duo qui s’est fait connaître sur des arcs emblématiques de Batman (Long Halloween Dark Victory) y propose un hommage à un des scénaristes les plus importants dans l’histoire de Vampirella : Archie Goodwin.

«Sanctuary», la quatrième histoire est écrite par Christopher Priest (aucun lien avec le romancier du même nom) et dessinée par Alan Davis et Mark Farmer. C’est une histoire sans paroles qui montre Vampirella défendant un nouveau-né contre des entités infernales, dans le but de le conduire à un havre où il pourra être élevé en toute quiétude.

«Lust of Life» de Ty Templeton et Bruce Timm (qui a officié sur le chara-design de la série animée Batman) est un des récits les plus intéressants de cette compilation. On y voit Vampirella poser pour un peintre dont elle est tombée amoureuse. Avant de réaliser que ce dernier a un projet derrière la tête, et qu’il est beaucoup plus âgé qu’il ne le semble au premier abord.

Le dernier récit, «The Blood Red Game», est écrit par Grant Morrison et dessiné par Michael Bair et Kevin Nowlan. On y découvre Vampirella aux prises avec la Reine de Coeur, une des personnalités rattachées au culte du Chaos, les principaux ennemis de Vampirella.

Plusieurs des récits sont à intégrer à une analyse des aspects vampiriques du personnage.

À commencer par le premier, qui la voit affronter Dracula pour la première fois, et découvrir que ce dernier est lui aussi un exilé de Drakulon. Dans «Lust for Life», Vampirella va devoir faire face à un vampire un peu particulier : il se nourrit de l’énergie des femmes qu’il peint, avant de les sacrifier pour assurer son immortalité.

Un recueil pas toujours très homogène, mais qui présente plusieurs récits réussis, qu’on s’intéresse à l’histoire de l’héroïne ou aux variations sur la figure du vampire qu’elle offre à ses auteurs.

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