Carriger, Gail. Sans coeur

Alors qu’elle goûte tout juste un repos mérité après son retour d’Italie, Alexia apprend qu’un fantôme menace la vie de la reine. Rapidement, elle sent que cette menace pourrait trouver sa source dans le passé de la meute de Woolsey, et se décide donc à enquêter. Dans le même temps, elle comprend qu’il va lui falloir ruser si elle ne veut pas que les vampires, qui ne veulent pas voir l’enfant d’une paranaturelle et d’un loup-garou voir le jour, ne mettent un terme à son existence. Car si elle a convaincu Lord Maccon que l’enfant qu’elle porte est bien de lui, les rumeurs qui courent autour des enfants hybrides sèment la terreur chez les créatures surnaturelles.

Un quatrième opus toujours aussi sympathique pour cette série qui décidément ne baisse pas en intensité. Car si on pouvait penser en savoir désormais beaucoup sur les différentes créatures surnaturelles qui se succèdent au fil des aventures d’Alexia, force est de constater que l’auteur a encore des cartes à jouer.

Alors que les trois précédents opus se concentraient chacun sur une race principale, ce troisième volet joue le jeu du melting-pot, en faisant se croiser les arcs dévolus à chaque espèce, Alexia étant le point commun de ces différentes intrigues. Comme on peut s’en douter, tout cela finir par se rassembler dans un final explosif qui appui les côtés steampunk de l’ensemble, une ambiance jusque-là distillée par les facéties de Mme Lefoux, l’inventeuse. A noter que ce nouvel opus sera également celui où on apprend le pourquoi du titre de la série.

Humour, intrigue et enquête policière se mêlent donc dans ce Sans coeur, qu’on pressent d’emblée finir par l’accouchement d’Alexia. Sauf que le futur de l’enfant de Lord et Lady Maccon n’est qu’une partie de l’ensemble, et même enceinte la jeune Muhjah aura fort à faire pour préserver le statu quo entre les différentes races surnaturelles et les humains. Le tout narré par la plume de Gail Carriger, toujours aussi légère mais qui s’en tire à merveille pour plonger le lecteur dans une époque victorienne fantasmée de bon aloi.

Le lecteur découvrira certaines spécificités de la vie des ruches de vampires, notamment que si leur reine vient à essaimer, l’endroit où cela arrive devient de facto la propriété des vampires pour une très longue période. On redécouvrira également que si leur existence est connue, les vampires dissimulent jalousement l’emplacement de leur refuge. Pour le reste, ils craignent toujours autant la lumière du soleil et l’argent.

Un nouvel opus plutôt réussi dans cette saga, qui synthétise quelque part les différents éléments d’intrigue distillées jusque-là par l’auteur. A voir dans le prochain tome quelle tournure va prendre la suite, surtout au vu des découvertes faites dans les dernières pages concernant l’un des nouveaux protagonistes.

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