Carriger, Gail. Sans honte

Après les événements survenus en Écosse, Alexia est retournée vivre chez ses parents. La reine Victoria l’a exclue du Cabinet fantôme, et la seule personne qui pourrait lui venir en aide, le vampire Lord Akeldama, a mystérieusement quitté la ville. Pour arranger le tout, elle découvre que les vampires de Londres en veulent à sa tête. Elle s’enfuit alors en Italien, à la recherche des Templiers qui pourraient l’aider à prouver à son mari que l’enfant qu’elle attend est bien le sien.

Le protectorat de l’ombrelle est une des séries les plus originales du giron Bit-lit, notamment par ses côtés victoriens (pour ne pas dire steampunk). Après un premier tome sympathique, qui posait les personnages et l’univers de Gail Carriger, suivi par un deuxième tome qui enrichissait la galerie de personnage et les interactions entre eux, voici donc venu la version française de ce 3e tome.

J’avoue ne pas avoir vu passer le temps en plongeant dans ce nouvel opus. On prend un plaisir non dissimulé à retrouver Alexia, Lord Maccon et les autres personnages de la saga, même si la situation n’est pas au beau fixe entre le chef de meute lycanthrope et sa femme paranaturelle. De quoi offrir l’occasion à l’héroïne de partir à la recherche de ses racines, de l’autre côté des alpes.

Si on s’attendait à ce qu’Alexia aille un jour ou l’autre à la rencontre des Templiers, on n’en est pas moins satisfait du résultat. Ce petit voyage dépaysant va en effet nous permettre d’en savoir un peu plus sur les paranaturels et sur les spécificité de l’Italie vis à vis des créatures surnaturelles, dont il est régulièrement question depuis le tome 1. Le tout à travers la plume légère et pour le moins savoureuse de Gail Carriger, qui mêle steampunk, époque victorienne, fantastique et une petite touche thriller, pour un résultat assez détonnant.

On découvre ici certaines légendes liées aux paranaturels que les vampires craignent assez pour avoir envie d’éliminer toute possibilité pour que l’enfant d’Alexia voit le jour. On apprend également que des codes régissent les relations entres vampires, et qu’il est très mal vu de s’approprier le drone d’un autre vampire, quel que soit son statut. Concernant les faiblesses des vampires, Floote démontrera l’efficacité de balles en bois dont l’objectif est de venir se planter dans le coeur des vampires, de même qu’Alexia aura une fois de plus l’occasion d’utiliser les fléchettes que dissimule son ombrelle.

Un nouvel opus bien ficelé, qui voit les Templiers enfin sur le devant de la scène, ce qui va permettre de lever le voile sur certains aspects du statut de paranaturel. Toujours aussi amusant et bien ficelé, toujours aussi agréable à suivre.

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