Lafleur, Astrid. Interview de la directrice des Editions Rebelles

Il y a quelques mois, tu te lançais dans la création des Editions Rebelle, dont les premiers titres sont en passe de sortir. Peux-tu nous expliquer comment tu t’es lancée dans ce projet ?

L’idée de créer ma propre maison d’édition date d’un an environ. Mais j’ai retardé son démarrage par hésitation car il y a beaucoup de petites maisons d’édition qui se sont créées et n’y arrivent pas. Finalement, l’envie a été plus forte que tout. Je me suis bien entourée pour monter mon projet, nous avons pu créer le meilleur statut et bien définir toutes les étapes de ce projet. C’est une sacrée aventure.

Quels conseils donnerais-tu aujourd’hui à quelqu’un qui envisage de monter sa maison d’édition ? As-tu rencontré des problèmes inattendus ?

Le premier conseil : avoir les fonds suffisants pour réaliser le projet. Car il ne faut pas se leurrer, imprimer coûte cher. Sinon, je n’ai pas rencontré de réels problèmes si ce n’est le prix de l’impression justement. Certaines propositions d’imprimeurs sont exagérées, il faudrait publier à des milliers d’exemplaires pour obtenir un prix intéressant. Or, quand on démarre, on ne peut pas se le permettre. Il faut avoir un projet cohérent et raisonnable si on veut bien démarrer.

Lafleur, Astrid. Interview de la directrice des Editions RebellesLes vampires auront-ils droit à un traitement particulier chez Rebelle Editions ?

Je suis très attachée aux vampires car je ne lis quasiment que cette littérature. Après, dans la maison d’édition, ils seront au même niveau que les autres thèmes. Nous avons d’ailleurs plusieurs collections où chaque thème a sa place :

  • « Lune de Sang » : vampires, loups-garous, démons, pour tous les amateurs d’hémoglobine.
  • « Chimères » : fantastique et fantasy
  • « Galactée » : science-fiction et anticipation
  • « Sans visage » : policier, polar, thriller et horreur
  • « Lipstick » : chick-lit classique ou fantastique
  • « Jeunesse »
  • « Rose Blanche » : récits, témoignages, auto-biographies sur les maladies

A l’heure du succès commercial de la Bitlit et du Young Adult, dont les acteurs majeurs en France sont Bragelonne, Eclipse, J’ai Lu et Orbit, que penses-tu apporter de plus (voire de différent) aux lecteurs ?

Les maisons d’édition implantées ne permettent pas vraiment aux nouveaux auteurs français de se faire connaître. Donc, notre petit plus sera celui-ci.

L’une des premières sorties de la maison d’édition sera une réédition de ton premier roman, Le choix d’une vie : entre rêve et réalité. N’as-tu pas peur que certains prennent cela comme une forme d’auto-édition déguisée ?

On ne peut pas dire que la publication de mon premier tome soit de l’auto-édition car il a déjà été publié par un éditeur. J’ai juste repris mes droits car je pense être mieux placée pour le publier. Ensuite, j’espère « casser » cette mauvaise réputation de l’auto-édition même si Rebelle propose exclusivement des contrats à compte d’éditeur. Certains auteurs auto-édités sont bien meilleurs que certains édités à compte d’éditeur. De grands auteurs du XIXe siècle s’auto-éditaient également. Rien n’est figé, tout n’est pas blanc ou noir. De plus, en éditant Le Choix d’une Vie chez Rebelle éditions, je ne considère pas que ce soit plus facile, je devrais au contraire faire mes preuves. Sachez que mes romans ont été re-vus et re-travaillés.

Lafleur, Astrid. Interview de la directrice des Editions RebellesComment sont choisis les textes et les auteurs qui seront édités par Rebelle ? Qu’est-ce qui peut motiver un refus ou une acceptation de la part du comité de lecture ?

Nous n’avons pas encore pris notre vitesse de croisière car nous nous sommes consacrés à nos publications d’octobre. Par la suite, nous effectuerons d’abord une lecture rapide des manuscrits. Si ces derniers comportent trop de fautes (en tout genre), de phrases maladroites ou si le texte ne peut être associé à notre ligne éditoriale, il sera automatiquement refusé. Le comité de lecture sera la seconde étape. Il déterminera si le roman a du potentiel et si l’histoire peut intéresser les lecteurs.

Quelles sont tes premières et dernières rencontres avec un vampire (littéraire et / ou cinématographiques) ?

Je crois que ma première rencontre littéraire a été Dracula de Bram Stoker – pas très original mais indispensable : un grand classique. Le grand classique. En parallèle, j’ai vu pour la première fois au cinéma Dracula de Francis Ford Coppola. Mais ce qui m’a marquée à jamais, c’est la série Buffy contre les vampires. Même si je n’adhère pas à tout, je me sens bien plus proche de ces vampires-là. Je suis plus tournée vers la bit-lit que littérature classique…

Pour toi, comment peut-on analyser le mythe du vampire ? Qu’est ce qui en fait la pérennité ?

Le vampire est un mythe grâce à tous ses avantages. Etre immortel, ne pas être malade, ne pas avoir besoin de dormir (enfin… différent selon les légendes), être doté d’une force surhumaine : autant d’atouts enviables qui ont permis au vampire de plaire au plus grand nombre. Et puis… il y a aussi leur beauté. Ce dernier point se retrouve plus dans les livres et les films les plus récents mais le vampire a toujours été énigmatique, charmeur, mystérieux. Ce qui fait de lui un être beau et attirant. Finalement, qui ne voudrait pas en être un ?

Lafleur, Astrid. Interview de la directrice des Editions RebellesLa maison d’édition a-t’elle des projets de titres sur les vampires qui ne seraient pas encore officialisés ? Toi-même, as-tu déjà commencé de travailler sur la suite de ta série ?

Nous avons en effet quelques projets mais ils sont quasiment tous officiels. Nous allons publier un roman pour Young Adults en décembre de l’auteur Sophie Jomain Pamphlet contre un vampire ainsi que le 3e tome d’Alick L’évangile des damnés pour un public adulte : deux romans très différents autant par l’histoire que par le style. Nous aurons deux autres romans que nous dévoilerons fin novembre (sur les vampires également). En janvier, nous aurons également Anamorphose le premier roman de Nathy ainsi que Tarots Divins : Jeu 1, La Sanguinaire d’Aurélie Mendonça. Encore deux styles bien différents. Et puis là encore, deux autres romans que nous dévoilerons très bientôt…

De plus, nous avons comme projet de publier une anthologie sur le thème des contes de notre enfance adapté en version fantastique. Il s’agira d’un recueil de 7 nouvelles d’auteurs différents. Les vampires auront sûrement leur place.

Comme l’interview est terminée, je vais en profiter pour me remettre au travail pour terminer la trilogie Le Choix d’une Vie et écrire le tome 3.

Une réponse à Lafleur, Astrid. Interview de la directrice des Editions Rebelles

  1. Miaou dit :

    Superbe interview ! Magnifique blog, félicitations.

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