Amaranthe, Cassandre F. Interview avec l’auteur de Samhain

Bonjour. Pouvez-vous vous présenter pour les internautes de Vampirisme.com ?

Bonjour vampirisme.com. Je m’appelle Cassandre, je suis écrivain et actuellement publiée chez Rebelle éditions. J’aime le café, les vampires, et les poneys.

Votre roman Samhain est sorti il y a quelques semaines aux éditions Rebelles. Pouvez-vous nous expliquer la genèse de ce projet ?

Elle est très simple. Un soir je me reposais dans ma baignoire en écoutant  une chanson et un film s’est déroulé dans ma tête. Je l’ai mis par écrit puis au fur et à mesure, le roman est né. Par ailleurs, à cette époque j’avais encore le temps de lire beaucoup et de flâner dans les rayons des librairies. Je voyais tous ces livres d’écrivains pour la plupart inconnus et  la question  « pourquoi pas moi » m’a traversé l’esprit. Alors je me suis lancée.

La suite est-elle dors et déjà sur les rails ?

Oui, je travaille actuellement sur le tome 2. Sa sortie est prévue en novembre 2013, toujours chez Rebelle éditions.

A la lecture de votre roman, on sent forcément des références comme Buffy contre les vampires ou Charmed. Est-ce un choix conscient que les clins d’œil à ces œuvres soient aussi appuyés ?

En ce qui concerne Buffy, je ne parlerais pas de référence, mais plutôt d’influence. J’ai passé mon adolescence devant la série et mon imaginaire a forcément été façonné par certains concepts. Par défaut, nous allons toujours, plus ou moins consciemment, vers ce que nous connaissons. Les autres clins d’œil sont voulus. Je ne savais pas si j’écrirais d’autres romans, aussi je me suis  fait plaisir en parsemant le texte d’anecdotes et de références que j’aimais.

Pour ce qui est de Charmed, il faut savoir que pour créer mes sorcières je me suis basée sur la wicca, et non sur la série (qui elle-même s’en est inspirée). Je savais que le nom du grimoire poserait problème à certains lecteurs et pourrait me desservir, mais j’ai pour principe de construire mes romans fantastiques sur le plus d’éléments réels possible. De ce fait, j’ai refusé de changer son nom. J’assume ce choix, même si j’avoue qu’il est frustrant de voir que personne n’est allé voir au-delà de la série télé.

Quel regard portez-vous sur l’évolution du vampire en littérature ces dernières années ?

Le vampire est passé d’une créature effrayante et monstrueuse au prince Charmant 2.0. Il est devenu en quelques années la star des romances paranormales adultes et ados. Selon moi, il représente la part de danger et d’éternité que nous recherchons dans les relations amoureuses. Mais très sincèrement, je ne suis pas sûre que cette version édulcorée perdure dans le temps. Les lecteurs vont se lasser de ces versions trop lisses et comme tout effet de mode, le vrai vieux méchant vampire reviendra sur le devant de la scène.

Quelles sont vos premières et dernières rencontres avec un vampire (littéraire et / ou cinématographique) ?

De mémoire, ma première rencontre a été avec le Dracula de Coppola, mais de façon musicale, à travers la chanson d’Annie Lenox et son clip. En 1992 j’avais 11 ans et j’étais trop jeune pour visionner le film. Je ne l’ai vu que beaucoup plus tard, tout comme Entretien avec un vampire. Ado je n’étais pas très férue de littérature, même fantastique. Je préférais le cinéma et les séries télé.

Le dernier roman vampirique que j’ai lu est Maeve Regan (Marika Gallman), mais j’en ai encore beaucoup dans ma PAL.

Pour vous, comment peut-on analyser le mythe du vampire? Qu’est ce qui en fait la pérennité ?

La plupart des mythes prennent leurs racines dans la religion et la peur que celle-ci instaure. Par exemple pour les catholiques, le vampire symbolise les péchés capitaux (luxure, envie, orgueil, paresse…) et l’incarnation du diable. A une époque, tout ce qui allait à l’encontre des préceptes bibliques était démoniaque. Même certaines maladies qui étaient alors inconnues. Il représentait la punition divine car sa condition éternelle de mi-mort mi-vivant faisait de lui une âme damnée.

Avec le temps et l’évolution de la pensée, le mythe s’est transformé. Pour moi il représente aujourd’hui  tout ce que nous ne pouvons être au quotidien. Le vampire fait rêver car il est libre, désinhibé et n’obéit qu’à ses propres règles. C’est en cela qu’il existera toujours.

Avez-vous encore des projets de livres sur ce même thème ? Quelle va être votre actualité dans les semaines et les mois à venir ?

Oui, j’ai plusieurs projets en cours. Le vampire ne sera pas toujours le personnage principal, mais il sera toujours présent.

Je vais être prochainement pas mal occupée car en plus de l’écriture de la suite de Samhain, je travaille sur un autre roman, et surtout je vais à la rencontre des lecteurs. J’étais ce week-end à la boutique La Porte des Mondes de Roubaix. Le 2 février je serai en dédicaces à la Fnac d’Evry, puis avec mes collègues de Rebelle éditions sur des salons comme le salon du livre de Paris, Trolls & Légendes ou les Imaginales.

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