Hardy, Rod. Soif de sang. 1979

Alors qu’elle s’apprête à partir en vacances quelques semaines, Kate David est enlevée par une étrange confrérie. Cette confrérie est en fait une secte dirigée par des buveurs de sang humain, qui voient en Kate leur leader : n’est-elle pas la descendante directe d’Elisabeth Bathory ? Voyant que Kate résiste à faire partie des leurs, les dirigeants de la secte décident de la « conditionner ».

Le principal défaut de ce film est d’avoir de très gros aspects de téléfilms : réalisation pas franchement dynamique, scénario pas forcément très abouti, etc… Seul le jeu de certains acteurs semble à même de pouvoir sauver de l’ennui les quelques idées intéressantes distillées ici et là par l’histoire. L’actrice principale a ainsi de bons moments, comme lorsqu’elle se réveille dans un cercueil muré dans un sombre caveau de pierre, mais l’ensemble souffre d’un rythme bancal, de grosses longueurs et d’une esthétique aux relents SF qui a somme toute très mal vieilli.

On notera cependant qu’on peut trouver quelques niveaux de lectures supplémentaires au film, comme l’asservissement de la population par un groupuscule d’être se jugeant supérieurs (ici les « vampires »), et qui n’hésitent pas à utiliser ceux qu’ils asservissent pour industrialiser ce qui les rend différend (ici le sang).

Le mythe du vampire est très différent ici des images habituelles. En effet, le seul lien avec les vampires classiques (hormis quelques clins d’oeil comme la scène du cercueil), est la filiation entre la comtesse Bathory et l’héroïne. Les vampires du film sont en effet des humains qui s’estiment supérieur car ils boivent du sang. Il n’hésitent pas à utiliser des techniques de suggestion, voire de lavage de cerveau, pour se nourrir. Ils vont même jusqu’à industrialiser la fabrication de briques de sang, de manière à pouvoir nourrir les leurs un peu partout à travers le monde.

Au final un film qui s’avère très vite pénalisé par ces caractéristiques de téléfilm, et par l’impression d’avoir à faire à quelques bonnes idées reliées par un scénario pas franchement abouti. Malgré tout l’ensemble n’est pas inintéressant, et les acteurs pas mauvais, mais l’ensemble a mal vieilli

Hardy, Rod. Soif de sang. 1979
Hardy, Rod. Soif de sang. 1979
Hardy, Rod. Soif de sang. 1979

Une réponse à Hardy, Rod. Soif de sang. 1979

  1. AMNESIA dit :

    Film très particulier, par sa représentation du vampire assez grotesque (prothèse dentaire), seule la quête de sang importe et l’appartenance à la secte. Le jeu de l’héroïne est fade, le scénario n’est pas abouti. Dommage, car quelques ingrédients participent à une ambiance oppressante, cependant de nombreux clichés dénaturent l’histoire (scène de la douche, scène de la noyade dans le bain de sang, le déroulement des rêves…).

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