Boll, Uwe. Bloodrayne 2. 2008

Rayne, créature immortelle mi-humaine, mi-vampire est de retour dans la ville de Délivrance où un groupe de vampires dirigé par Billy the Kid sème la terreur. Son gang massacre les habitants et prends en otage les enfants, attendant avec impatience que le chemin de fer (et la cohorte de nouveaux arrivants que cela va engendrer) atteigne la ville. La jolie dhampire tueuse de vampires va devoir faire alliance avec Pat Garrett et Fanson pour les affronter dans un duel à mort.

Si le premier opus de Bloodrayne flirtait allègrement le nanard, cette suite va encore bien au-delà niveau qualité, et enfonce davantage la franchise dans une nullité crasse. Transposer l’univers de Bloodrayne au far-west, voilà l’idée incongrue qu’à eu Uwe Boll (déjà coupable du piètre premier film) pour cette suite au final sans grand rapport, si ce n’est le personnage principal (joué qui plus est par une nouvelle actrice avec bien moins de charisme – qui a dit poitrine ? – que celle qui interprétait le rôle de la dhampire dans le premier film).

A l’instar de Billy the kid vs Dracula, qui voyait le célèbre hors-la-loi s’opposer à des vampires, voilà le kid propulsé ancien vampire à la tête d’une horde déchaînée de buveurs de sang. Leur objectif : prendre possession de la ville de Deliverance qui doit prochainement être reliée au chemin de fer. Aucune raison vraiment novatrice à chercher-là : les vampires voient juste dans ce nouveau moyen de transport un moyen de s’approvisionner facilement en chair fraîche.

Les acteurs sont pathétiques, les plans larges sur les décors réutilisés à n’en plus finir, le scénario absolument incohérent et inintéressant au possible. Bref si déjà le premier opus n’avait rien à sauver, celui-ci est encore pire.

Les vampires ici mis en scène obéissent aux caractéristiques classiques du genre. Ils ne se reflètent pas dans les miroirs, ne sortent qu’à la nuit tombée et ne craignent que l’argent et un pieu fiché en plein cœur. Rayne quant à elle survit sans mal en pleine lumière, et n’a besoin de sang que pour se régénérer plus vite (même si elle possède soif certaine d’hémoglobine). Par contre, si dans le premier opus elle craignant l’eau, celle-ci ne semble plus lui faire grand-chose (et s’il s’agit d’un des effets des reliques du premier opus, pourquoi son œil a-t’il retrouvé son aspect habituel ?). La peur des vampires pour l’argent est ici matérialisé par des balles forgés dans ce métal, et frottés à l’ail.

Bardé d’incohérences et d’erreurs, aussi inintéressant que mal joué, cette suite est encore pire que le premier volet.

Boll, Uwe. Bloodrayne 2. 2008
Boll, Uwe. Bloodrayne 2. 2008
Boll, Uwe. Bloodrayne 2. 2008

3 réponses à Boll, Uwe. Bloodrayne 2. 2008

  1. eelsoliver dit :

    pourtant, vu le niveau du premier, je me disais qu’il était impossible de faire pire, mais apparemment si… Incroyable !

  2. Yuffie-chan dit :

    Mon Dieu….Eh bien, au moins je ne me ferai pas avoir comme le premier : je ne regarderai pas celui-là.
    C’est grave quand même =s Quand je vois la qualité du premier…ça fait peur !

  3. Ruthven dit :

    Bah…Tant mieux si maintenant, Rayne supporte le contact de l’eau.
    ça devait pas sentir la rose, son bolero en cuir, dans le premier épisode.^^

    Donc, un point positif, quand même.lol

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