Eguiluz, Enrique Lopez. Les Vampires du docteur Dracula. 1968

Alors qu’ils s’abritent dans une vieille maison abandonnée, un couple de gitans retire le crucifix d’argent qui transperce la poitrine d’Imre Wolftsein, autour duquel plane une étrange légende locale, qui ferait de lui un loup-garou. Contre toute attente, la légende est vérifiée et le loup-garou s’évade à travers bois, semant le carnage. Waldemar Daninsky, un polonais qui séjourne non loin de là, se joint alors aux battues organisées pour tenter d’éradiquer ce que les villageois pensent être une meute de loup.

La Marca del Hombre Lobo (titre d’origine) est ainsi le premier film de la saga des Waldemar Daninsky, centrée autour de l’acteur Paul Naschy (pseudonyme américanisé de l’acteur espagnol Jacinto Molina). Mashup horrifique qui tient autant des derniers Universal (notamment House of Dracula et House of Frankenstein, chez qui il semble puiser l’idée du mélange des créatures) que des premiers Hammer (en raison d’une colorisation toute en saturation), force est de constater que malgré un scénario qui transpire l’amour du genre, ce premier film de la série souffre par un jeu d’acteur vacillant et des effets spéciaux pas toujours convaincants (la scène du miroir en tête).

Paul Naschy, dont le jeu s’est amélioré au fil des années, surjoue lors des transformations (sans même parler du costume fauché dont il est affublé), grognant et se déhanchant de manière outrancière. Reste cependant des décors assez sympathiques (les souterrains du monastère en tête), et quelques effets bien amenés liés aux vampires (notamment pour ce qui est de leur apparition et disparition). Pour le reste, si le film n’est pas ennuyeux, difficile de le trouver réellement réussi malgré la bonne volonté évidente de l’équipe de tournage.

Côté vampire, ceux-ci sont représentés par un couple fortement inspiré des films d’Universal, entre la cape du Dr Janos Mikhelov, et la robe sculpturale de sa femme. Ces deux personnages n’évoluent que la nuit et ne semblent pas avoir besoin de nourriture humaine pour subvenir à leurs besoins, hormis le besoin de sang qu’ils prélèvent à la gorge de victimes du sexe opposé. Ils sont à même de subjuguer leurs victimes, la morsure agissant rapidement comme un lien reliant le vampire et sa proie. Un pieu enfoncé en plein cœur et les flammes semble être le meilleur moyen d’en venir à bout, même s’ils craignent également les symboles religieux.

Un classique du cinéma espagnol qui a, malgré une intention évidente de bien faire, beaucoup de mal à convaincre. Des effets spéciaux maladroits et un jeu d’acteur vacillant influent fortement sur la qualité de l’ensemble, même si le film reste assez agréable à regarder, les décors étant assez réussis dans leur genre.

Eguiluz, Enrique Lopez. Les Vampires du docteur Dracula. 1968 Eguiluz, Enrique Lopez. Les Vampires du docteur Dracula. 1968 Eguiluz, Enrique Lopez. Les Vampires du docteur Dracula. 1968

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