Ball, Alan. True Blood. Saison 5. 2012

Bill et Eric ont détruit la porte-parole des vampires, Nan Flannagan, à la fin de la saison précédente. Ils sont arrêtés par l’Autorité, qui n’entend pas laisser des vampires se rebeller contre ses lois. Le conseil de l’Autorité est sur le point de valider la mort des deux renégats quand ces derniers révèlent que Russel Edgington est toujours en vie, prisonnier d’une gangue de béton. On leur confie donc la mission de ramener le corps de l’ancien roi de Lousiane. Dans le même temps, Alcide découvre que ce dernier s’est échappé.

Une cinquième saison qui synthétise quelque part tout ce que le spectateur a pu apprendre jusque-là sur les différentes créatures fantastiques qui sévissent dans l’ombre, et consacre à chacune d’entre elles un ou plusieurs arcs. C’est d’ailleurs à ce niveau que, à mon sens, la série pêche. Car a trop diversifier les intrigues et la galerie de personnages, elle finit par perdre le spectateur, qui a l’impression soit que les choses n’avancent que très lentement, soit qu’elles se terminent trop abruptement (l’arc concernant Terry en est un bon exemple). Alors certes on a encore droit à notre lot de révélations intéressantes (concernant Sookie, l’histoire des vampires ou encore ce qui est arrivé à Terry), mais le show y perd aussi son efficacité, à trop jouer sur la corde du retournement de situation de dernière minute et du cliffangher haletant.

On en découvre pas moins toute une nouvelle galerie de personnages intéressants, à commencer par les différents chancelier de l’Autorité, et on retrouve également certaines vieilles connaissances (le révérend Newlin par exemple, depuis transformé en vampire). Ce qui permet de ramener régulièrement le spectateur à accrocher, mais cela n’empêche pas un fort sentiment d’inconsistance, et des personnages qu’on aurait aimé mieux utilisé. D’autant que beaucoup d’entre eux creusent une fois de plus le fossé entre la série TV et les romans, ce qui offre un bon effet de surprise à ceux qui pensaient connaître l’univers de Charlaine Harris sur le bout des doigts.

L’aspect vampirique de la série se démarque radicalement des romans dans cette saison (même si le virage avait été pris dans les saison précédentes). On découvre donc l’autorité, un conseil supérieur de vampires qui agit dans l’ombre pour maintenir les choses en l’état, surtout depuis que leur existence a été révélée au monde. Avec à leur tête Roman, ce sont eux qui établissent les règles, et ce sont également eux qui sont à l’origine du Tru Blood. On apprend également l’existence d’une bible vampirique, basée autour de la croyance en Lilith, la mère de tous les vampires. Une croyance qui va être à l’origine d’un changement radical dans l’orientation de l’Autorité, et des ambitions de la race vampire. On découvrira par ailleurs certaines armes astucieuses fabriquées par les vampires pour détruire les leurs. L’attraction éprouvée par les vampires envers les fées fera enfin l’objet de plusieurs scènes.

Une cinquième saison qui a eu une fâcheuse tendance à éroder quelque peu mon opinion sur la série d’Alan Ball, même si la fin promet encore pas mal de surprises dans la prochaine saison. Reste qu’à trop partir dans tous les sens, la série finit par perdre de sa superbe. Le showrunner ayant maintenant quitté le projet, j’attends de voir comment les scénaristes vont assurer la transition pour la 6e saison, dors et déjà signée.

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Une réponse à Ball, Alan. True Blood. Saison 5. 2012

  1. Philippe Roy dit :

    Cette saison était malheureusement très décousue, avec trop d’histoires parallèles partant dans tous les sens. La récupération de Tara en vampire a racheté un peu cette faiblesse.

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