Guepin, Nicolas. Dracula, d’après Bram Stoker. 2011

Après avoir emprisonné le jeune clerc de notaire Jonathan Harker dans son château en Transylvanie, le Comte Dracula arrive en Angleterre. Sa première victime est la jeune et belle Lucy. Ses prétendants et son amie Mina, fiancée de Harker, vont s’unir au Professeur Van Helsing pour combattre le Comte.

Peu de moyens, beaucoup d’ingéniosité et un réel intérêt pour l’oeuvre présentée. Voilà ce qui se dégage du travail artistique de cette petite troupe de théâtre (3 acteurs sur scène pour jouer 9 personnages (+ 3 goules) !). Etant une passionnée de ce roman/pièce de théâtre/mythe, j’attendais beaucoup de cette sortie et je n’ai pas été déçue !

La mise en scène (mélange de projections d’extraits de page du journal de chacun des protagonistes, de sons et de jeux d’ombre et de lumière) est une réussite. J’ai particulièrement aimé le début, le récit du journal de Jonathan Harker sur son voyage et séjour au château du Comte.

L’acteur prend des poses au gré des projections, tel un pantin, qu’il deviendra par la suite, dirigé par le vampire et ses maîtresses. Le voyage de Dracula à bord du Demeter en direction de Whitby est d’une simplicité et efficacité déconcertantes. Les ombres des matelots sont projetées sur un rideau blanc et au fur et à mesure que le vampire attaque ses proies, une ombre disparaît… L’effet est bluffant, on ressent le roulis de la mer, l’angoisse qui s’empare du capitaine et de son second, bref, ça marche !

Le maquillage n’est pas sans rappeler celui pratiqué dans le cinéma expressionniste allemand. Tout est blanc, gris, noir et parfois rouge lorsque le vampire s’approche. Je finirai par le jeu des acteurs bien sûr, très agréable à voir et à écouter. Changement de voix, d’attitude, de coiffure pour différencier les personnages, j’ai trouvé ça vraiment exceptionnel.

Une mention spéciale pour l’actrice qui joue Lucy/Mina/Renfield, son visage se transformant littéralement pour passer de l’humain à la non-morte et vice versa. Bref, courrez voir cette pièce ! Et pour ne rien gâcher, l’accueil est sympathique et… aillé !

Guepin, Nicolas. Dracula, d'après Bram Stoker. 2011

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