Witwicki-Barbet, Emilie. Demain est un autre monde, tome 2. Les révoltés

Les humains et leurs alliés vampires humanistes qui ont investis La bâtisse prennent contact avec la résistance humaine. Dans un premier temps hésitant quant à la possibilité de s’allier avec des buveurs de sang, le petit groupe d’humains contactés accepte de participer à l’attaque contre le camp de Wilma. Mais Rosalie, à laquelle Lou s’est attachée, se fait enlever quelques semaines avant le jour J, forçant Adam, Dubuissert et Lou à partir sur ses traces.

Le premier opus de la série posait rapidement le décor : une ambiance post-apocalyptique, après que les vampire aient imposé leur main de fer sur l’humanité. Pour autant, l’auteur avait choisi de ne pas situer le cadre de son récit en milieu urbain, comme on le voit de manière quasi-unilatérale, mais à la campagne, dans sa propre région.

Cette suite poursuit dans la même lignée, même si le contexte géographique est davantage en retrait, laissant plus de place aux personnages et à leurs interactions. Le récit s’articule en effet sur La bâtisse et ses habitants, ce qui donne au moins à une partie du roman  l’aspect d’un huis-clos.

L’histoire comporte également une part de romance, mais cette dernière sait se faire discrète, ne phagocytant pas l’intrigue. La plume a pris un peu plus d’assurance que dans le premier tome. Pour autant, j’ai trouvé que les personnages manquaient parfois de consistance, voire de profondeur psychologique. Ce qui ne m’a cependant pas empêché de finir ce deuxième volet sans réel écueil. Juste une impression de quelque chose qui ferait défaut à l’ensemble pour parvenir à me convaincre totalement.

On retrouve donc l’univers vampirique du premier volet, où les buveurs de sang ont asservi la population humaine. Ce deuxième opus met également en évidence les différences entre les vampires lambdas et la lignée d’Adam, plus à même de se passer de sang humain, même si ce dernier leur permet de décupler leur force. Les deux types de vampires partagent cependant la possibilité de se mouvoir au soleil, même si cela amenuise leurs forces, et peuvent être tués si on leur enfonce un pieu en plein cœur.

Un second tome dans la droite lignée du premier. Retour donc à cet univers post-apocalyptique de ce que j’avais appelé de la country-fantasy (par opposition à l’urban-fantasy) qui permet à l’auteur de contextualiser dans sa région d’origine une histoire de vampire pas désagréable du tout, sans tomber dans le régionalisme.

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