Tota, Ciro. Photonik. Tome 1 : Descente aux abysses

Pour ma part j’ai eu un peu de mal avec cet album.

Certes, j’étais un grand fan de comics de super-héros dans ma prime jeunesse. Comme Ciro Tota, l’auteur, j’attendais impatiemment la sortie du dernier « Strange », et d’autres fascicules émanant de Lug-Marvel (à l’époque). Puis j’ai arrêté, pour en racheter quelques-uns récemment. Et je ne retrouve plus l’enthousiasme de l’époque. Ca semble théâtral, vain, mal écrit, même si j’apprécie toujours le dessin en général. « Photonik » procède de la même dynamique. Tota, en vrai fan-boy, recycle tous les poncifs de ce type d’histoire, avec la naïveté qui va avec. Rebondissements capillotractés, répliques à la limite du risible, métamorphose qui arrive à point nommé, tout y est. un vampire qui a des pouvoirs un peu particuliers. Il peut hypnotiser son vis-à-vis en quelques secondes, et peut se transformer en vapeur de soufre pour échapper aux contraintes terrestres.

dans ce « premier » tome, Photonik, le bossu qui devient homme-lumière dans les moments cruciaux, est aux prises avec une vieille connaissance : le Comte Wampyr. Celui-ci, que Photonik et ses alliés croyaient mort, revient sur le devant de la scène pour soutirer à un scientifique la formule d’une substance permettant de se protéger totalement des rayons du soleil, ce qui est pratique lorsqu’on est un vampire…

Mais le Comte, que Photonik avait vu réduit à l’état de poussière après une exposition aux rayons du soleil, a pu ressusciter grâce à son serviteur, qui a recueilli ses cendres, et les a placées dans un cercueil contenant de la terre de Transylvanie, avant de s’y enfermer lui-même, afin de parachever les transferts dans son corps… Wampyr peut aussi se transfomer en chauve-souris quand il le souhaite, ce qui en fait un vampire assez classique. À noter que le dénouement de ce tome est d’une facilité assez déconcertante.

Le dessin de Tota est très dynamique, c’est un vrai hommage aux auteurs des années 70 et 80 du genre, et on peut se surprendre à admirer quelques belles planches. Dommage en revanche que Delcourt n’ait pas publié les toutes premières aventures de l’homme-lumière, ç’aurait pu être sympa.

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