Skogäng, Ola. Théo, le sang de la momie, Tome 1. Le vampire de Stockholm

Le cadavre d’un vieil égyptologue est découvert à Stockholm. Le crâne broyé et le corps complètement vidé de son sang, le cadavre gisait depuis deux mois dans le soubassement de sa maison avant qu’on ne le trouve. Y a-t-il un rapport entre ce meurtre horrible est un importateur d’art égyptien aux pratiques pour le moins suspectes? La police est sur les dents et fait appel à un auxiliaire pour le moins étrange : Théo, le brocanteur de l’occulte. C’est un grizzly doté d’une âme humaine, qui fait rapidement le lien avec un meurtre similaire survenu trois quarts de siècle plus tôt. Un vampire hanterait-il les rues de la Venise du Nord?

Découvert par hasard au détour d’un forum, voilà une petite bande dessinée pour le moins agréable à la lecture ! On plonge d’emblée dans un univers où l’étrange est bien présent, même si la majeure partie de la population n’en a pas conscience. Reste que le personnage principal est quand même un ours de 2m15 de haut, ce qui n’est déjà pas banal. Et quand on ajoute à cela qu’il est le propriétaire d’un magasin nommé « la Brocante de l’occulte », et qu’il a déjà aidé la police à plusieurs reprises, on sent d’emblée l’ambiance polar-fantastique planer au-dessus de l’album.

Premier d’une série de trois tomes (c’est ce qu’annonce l’éditeur en ouverture du tome), cet album pose d’emblée une certaine ambiance, introduisant des protagonistes aussi variés que le dirigeant d’une boîte d’import-export aux activités pour le moins louche, un commissaire ayant une opinion très surfaite de ses capacités, une grenouille géante qui semble déterminée à faire un sort au héros,… L’auteur lance donc de nombreuses pistes de travail pour la suite, tout en utilisant une histoire de vampire comme fil conducteur principal du récit, un fil conducteur auquel tous vont, semble-t’il avoir à faire.

Le dessinateur (qui est également le scénariste) a un style assez original, simple mais efficace. Le trait est la plupart du temps assez marqué, même si certains passages laissent apparaître un coup de crayon plus fin et des couleurs plus pastels que les a plats qui constituent l’essentiel de la couleur de cet album. Pas désagréable à l’oeil, le dessin appuie à sa façon le côté un peu étrange de l’ensemble.

Ce premier tome tourne donc autour d’une affaire de vampirisme. Deux cadavres au moins sont retrouvés exsangues, toute trace de sang ayant disparu. Il semble que l’auteur ait basé certaines idées de son histoire sur un meurtre non résolu ayant eu lieu dans la banlieue de Stockholm au début des années 30, perpétré par celui que la presse appela à l’époque le Vampire de l’Atlas, du nom du quartier où eut lieu le meurtre. Cette affaire est raconté par Théo dans ce premier album.

Un premier album intriguant, qui mélange différentes ambiances (polar, fantastique et grotesque) pour un résultat assez convainquant. J’attendrais la suite pour voir si l’auteur confirme, mais il a su attirer mon attention avec ce premier tome.

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