Schilli, Virginia. Par le sang du démon, tome 2. Délivre-nous du mal

Après avoir été trahi par Maynard, son mentor, Anders a du se résoudre à mettre un terme à l’existence de celui-ci. Affligé par la solitude, devenu malgré lui un homme après que son âme ait été transférée dans le corps de l’homme qui lui a ôté son innocence, Anders s’est résolu depuis des dizaines d’année à disparaître de la surface du globe. Endormi au fond de son repaire, il se réveille malgré tout lorsque quelqu’un lui amène une victime pleine d’un sang revivifiant.

C’est alors qu’il reconnaît l’homme qui lui a ainsi permis de sortir de son long sommeil : Kethel. Son premier amant a ainsi finit à retrouver sa trace, plus d’un siècle après leur dernières rencontre. Mais comment Kethel est-il parvenu à vaincre la mort durant cette longue attente ? Aurait-il lui aussi choisit de devenir une créature de la nuit ?

Alors que le premier tome m’avait semble encore trop engoncé dans d’évidentes influences (Anne Rice en tête), ce deuxième volet tire davantage son épingle du jeu et parvient à nous emmener d’un bout à l’autre sur des chemins plus personnels. L’auteur semble plus à l’aise avec ses personnages et son univers, et force est d’avouer que même sans avoir relu le premier volet, j’ai rapidement retrouvé mes marques. Le style m’a semblé quoi qu’il en soit plus fluide, et l’univers plus travaillé, même si certains passages sont un peu longuets. Virginia Schilli met ainsi en scène une histoire sombre avec pas mal de rebondissements, et deux héros qui s’entredéchirent d’un bout à l’autre du récit.

Vampiriquement, on retrouve donc le personnage d’Anders Sorsele, devenu vampire suite à un pacte avec une créature de la nuit. Il ne semble plus craindre la lumière du soleil, mais a besoin de sang pour conserver sa force surhumaine et ses pouvoirs, comme sa capacité de régénération. Kethel est quand à lui devenu un Néphilim, une créature pas si éloignée que ça du vampire, si ce n’est qu’il se nourrit de la douleur de ses victimes plutôt que de leur sang.

Un deuxième tome plus réussi que le premier, qui prend sa suite un siècle plus tard. L’histoire est bien amenée, propose pas mal de rebondissement et est portée par un duo de personnages pour le moins bien pensé. Sans être non plus parfaite (certains aspects du premier tome m’ont semblé avoir été oublié au passage, et le liste est parfois un peu ampulé), voilà une série que je poursuivrait avec intérêt.

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