Remic, Andy. Les vampires d’airain, tome 1. La légende de Kell

Les terres de Falanor sont attaquées par une armée de guerriers albinos. Un petit groupe de survivants s’échappe pour prévenir le roi Leanoric de l’invasion. Composé du légendaire héros Kell, de sa petite-fille Nienna et son amie Katrina, ainsi que de Saark, l’ancien champion du roi, disgracié après son aventure avec la reine. Faisant route vers le sud, le groupe est assailli de tous côtés par des créations monstrueuses qui drainent le sang de leur victime pour le ramener leurs maîtres, des créatures, mi-vampire, mi-machine.

Ce sang est raffiné pour devenir de l’huile-de-sang, qui est pour eux semblable à un combustible alimentant leur corps mécanique et leur donnant l’immortalité. Mais alors que le roi du Falanor tente de repousser l’invasion, Nienna découvre la vérité sur son grand-père Kell : la légende qui fait de lui un héros semble bien plus belle que la réalité…

Malgré une première approche qui n’est pas des plus innovantes, ce premier tome des vampires d’airain n’en est propose pas moins un sympathique moment de lecture. On est dans une ambiance très dark-fantasy, avec son lot de héros sombres qui évoluent dans un univers dur et cruel, où la magie n’est pas toute rose. L’inspiration Warhammer (le jeu de rôle) n’est peut-être pas très éloignée, mais l’auteur a su injecter un soupçon d’originalité à l’ensemble. En effet, l’armée qui attaque le Falanor est constituée de soldat mi-homme mi-machine, aux rouages dignes d’une horlogerie suisse.

Pour le reste, si l’univers propose pas mal d’innovations (dues notamment au peuple vachin et à ses spécificités), l’ambiance est en effet assez convenue. Les personnages ont tous leur part de mystère, Saark et Kell en tête, même si on est assez rapidement au fait de ces éléments. Reste que l’ensemble se tient bien, n’est pas désagréable à lire, et devient davantage intéressant au fil de la lecture, en se détachant de ses influences. Les différents arcs parallèle, la multiplicité des personnages (qui finissent par se rencontrer, pour la plupart) donne une certaine ampleur au récit.

La partie vampirique de cet ouvrage est l’élément le plus original du récit. Les vachins sont ainsi des vampires à mi-chemin entre homme et machine, leur corps es en effet pour partie composé de rouages qui nécessite un apport régulier en huile-de-sang, qu’ils créent à partir de sang humain à l’aide des Moissonneurs. Ils se sont établis au cœur de montagnes reculées, hiérarchiquement organisés avec à leur tête les Horlogers. La symbiose entre les vachins et les Moissonneurs permet aux premiers de se garantir un apport régulier en huile-de-sang, sans qu’on sache réellement pour le moment ce qu’en retire les dits Moissonneurs. Enfin, s’ils son très résistants, les vachins n’en sont pas moins des créatures mortelles.

Un premier opus qui brille surtout par son côté steam-fantasy, dû à la mise en place d’un peuple mi-homme mi-machine au milieu d’un univers typiquement dark fantasy, qui propose une vision intéressante du mythe du vampire qui s’affranchit pour partie des classiques. J’attends quand même la suite pour voir si le potentiel exprimé ici se confirme ou non.

Une réponse à Remic, Andy. Les vampires d’airain, tome 1. La légende de Kell

  1. Spooky dit :

    Je viens de le terminer… Comme toi je n’ai pas trouvé ça d’une originalité débordante, mais il y a des petites choses un peu inattendues… je lirai aussi la suite avec intérêt 🙂

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