Mayo, Stephfordy. Hallucinations

Traduction : Jocelyne Barsse

Heffa est une belle jeune fille de dix-sept ans, qui étudie la littérature à l’Académie de Spatula. Sa vie est tout à fait banale, jusqu’à sa rencontre avec Teddy. Le jeune homme est fort, très musclé, outrageusement mignon. Il est aussi un peu bizarre : il ne mange pas de viande rouge et ne sort jamais à la lumière du jour. Alors qu’elle se rapproche de lui, Heffa croit halluciner : elle est harcelée par des créatures étranges, des zombies tout droit sortis d’un clip de Michael Jackson, des loups-garous et des vampires assoiffés…

Elle rencontre aussi un autre garçon, un certain Joe Cahontas, à la pilosité étonnamment développée. Heffa parviendra-t-elle à sortir indemne des dangers qui la guettent ? Et sa relation avec le beau Teddy s’achèvera-t-elle par une sensuelle morsure ? Un suspense… mortel ! La parodie gentiment déjantée et à l’humour mordant de Twilight.

En général, je ne suis que très peu amateur de parodies, sauf quand cela est fait avec une certaine finesse, ou avec un certain style. Force est d’avouer que ce premier roman de la série parodique de Twilight ne rentre pas dans ce cas de figure. Le livre m’est plusieurs fois tombé des mains au cours de la lecture, tant les étapes du romans de Stephenie Meyer sont détournés avec un humour d’une lourdeur incroyable.

Je ne suis pas un gros fan de Twilight, qu’il s’agisse des romans ou des films, ce qui m’avait de prime abord attiré dans cette parodie. Mais force est d’avouer que le résultat s’empêtre dans un humour bas de plafond, des jeux narratifs peu convaincants (l’auteur mettant en place avec ses personnages une relation de connivence au fil des pages), un détournement des noms et des grandes scènes des premiers opus de la série dans un humour potache qui ne me fait plus rire depuis des années. Il m’aura ainsi fallut une semaine pour finir le livre, qui m’est tombé très régulièrement des mains.

L’auteur détourne ici les codes vampiriques de la saga de Stephenie Meyer. Teddy, avatar parodique d’Edward, et ses pairs vampires ne scintillent ici pas au soleil, mais un rai de lumière leur sort des fesses s’ils se présent à la lumière du jour. Ils ne se reflètent pas dans les miroirs ni sur les photographies (l’auteur en profitera pour parodier la déco de la chambre d’Edward), et sont tout de même très résistants et rapides.

A part ça et le resserrement de l’intrigue autour d’une sorte de pacte entre créatures fantastiques qui leur permet de mettre en place une hiérarchie, peu de choses notables sont dites sur les vampires.

A trop vouloir faire dans la parodie, l’auteur propose ici une intrigue loin d’être captivante, trop coincée dans un humour grand-guignolesque qui en fait beaucoup trop, et pas forcément dans le meilleur goût qui soit. En bref, a moins que vous n’appréciez ce genre de détournement à l’humour très (trop) facile, pas sûr qu’il s’agisse d’une lecture nécessaire.

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