Lubar, David. Le Pire des vampires.

Sébastien est un collégien normal, jusqu’au jour où sa route croise celle d’un vampire, qui lui suce le sang. Dès lors son corps change, il se découvre de nouveaux pouvoirs, qui vont impacter ses relations avec son entourage et sa vie de tous les jours. Il se met donc en quête de celui qui est responsable de son état, avec l’aide d’un ami, et rencontre un chasseur de vampires étrange…

Le pire des vampires est un roman pour préadolescents, au ton légèrement humoristique, qui se veut également une parabole sur les transformations qui commencent à investir le corps humain à cette époque. Le style est clair, très descriptif sans toutefois en rajouter, l’auteur se concentrant sur les actions fortes plutôt que sur les transitions narratives. Il est découpé en chapitres très courts, entre cinq et dix pages, ce qui permet de prendre des pauses malgré la brièveté du volume (125 pages, une grosse heure de lecture). La conclusion de l’histoire est quant à elle plutôt ratée, on sent que l’auteur n’a pas su s’en dépatouiller et l’a complètement bâclée.

Sébastien, devenu vampire, voit se manifester de nombreux pouvoirs : sa faim ardente ne peut s’éteindre qu’avec du sang, malgré les substituts alimentaires que lui concoctent son meilleur ami, graine de scientifique, et sa grande sœur. Il est doté d’une grande force alliée à une exacerbation de ses sens. Il a la possibilité de se transformer de plusieurs façons : en brouillard (pratique pour passer de l’autre côté d’une porte verrouillée), en loup en chauve-souris ou bien en nuée d’insectes. Il expérimentera toutes ces métamorphoses au cours de l’histoire, et chacune ou presque l’aidera à avancer dans ses recherches de guérison ou à prêter main-forte à ses proches.

Il peut influer sur le comportement des animaux, mais pas sur celui des humains, malgré sa faculté de lire dans leurs pensées. Bien sûr, son état a ses revers : pas de reflet dans la glace, de façon intermittente puis permanente, une crainte des croix en argent (que le père de Sébastien, joaillier, fabrique dans son atelier), de l’ail et de l’eau bénite, tout autant que de la lumière du soleil. Sa fascination pour le sang frais est irrépressible, ce qui pose problème lors d’un cours de biologie. Et il ne peut pénétrer dans un lieu clos qu’après y avoir été invité.

 Son « créateur », Vladivost, lui révèle qu’il préfère au terme de « vampire » celui d’« être de la nuit » et lui apprend qu’au bout de trois ou quatre semaines, son état sera irréversible.

Malgré quelques éléments ridicules (comme le chasseur de vampires qui souhaite venger son teckel ou une fin ratée), c’est un roman qui se laisse lire sans déplaisir tout en présentant une figure vampirique assez classique. A noter que le récit est illustré par des illustrations en noir et blanc de Christophe Besse, qui a signé la couverture également.

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