L’Homme, Erik. A comme Association, tome 8. Le regard brûlant des étoiles

Alors que Jasper, Walter, Rose, Nina et Jules assistent à l’enterrement du Sphynx, ils font la connaissance de Fulgence, le directeur de l’Association. Entre celui-ci et Jasper, l’inimitié est immédiate. Walter et Rose comprennent rapidement que le directeur est derrière l’assassinat de leur ami et d’Ombre, et pourrait être aussi le commanditaire de celle qui a faillit coûter la vie à Jasper. Mais pourquoi ?

C’est toujours un moment émouvant d’entamer le dernier tome d’une série qu’on a suivi depuis ses débuts. Surtout quant on connaît l’historique de cette dernière, continuée par Erik L’Homme après le décès de son comparse Pierre Botero. Un décès qui aura par ailleurs donné lieu à un des roman jeunesse les plus poignant qu’il m’ait été donné de lire depuis des années (aussi bien sur le fond que sur la forme).

On retrouve donc Jasper, qui prend quelque peu ses distances avec ses alliés d’antan, surtout après les révélations qu’il prendra de plein fouet au fil de l’histoire. D’aucun pourront reprocher quelques parallèles avec Harry Potter dans la confrontation finale, mais Erik L’Homme parvient à proposer un face à face intéressant et original, sa plume aidant beaucoup à marquer la distance avec la série de J.K. Rowling. L’humour de la série avait beau m’horripiler dans le premier opus, il tombe ici parfaitement juste. A l’image de Jasper, qui semble avoir bien mûri (et à cet égard une de ses discussions avec Walter permettra de mesurer toute la portée de l’humour pour les personnages de leur trempe, au fur et à mesure de leurs expériences).

Une montée en puissance finale qui prend des allures de quête initiatique, que ce soit dans l’acceptation de ce qu’il est réellement, de sa responsabilité vis à vis de certains évènements comme de sa destinée. Ce qui prouve sans hésitation que la série assez amusante des débuts à gagné en profondeur, tout en conservant (voire appuyant toujours un peu plus) le plaisir de lecture inhérent. Une preuve de plus que les séries jeunesses peuvent être de véritables page-turner, aucunement niaises (même si j’avoue mettre sur un piédestal le tome charnière de la série, qui m’a vraiment bouleversé) ou trop légères dans leur propos.

Les vampires ne sont certes pas au cœur de ce dernier tome, mais on croisera une nouvelle fois Severin et son clan. Qui démontreront que la guerre entre loups-garous et vampires est loin d’être une légende, et qu’il faut au final bien peu de choses pour lances les hostilités. Séverin semble pour autant avoir survécu à ses blessures du tome précédent, même s’il se méfie maintenant de la magie de Jasper. A noter que les vampires ont ressuscitée un personnage connu, dont ils ont fait leur reine. Et qu’un rituel sera nécessaire pour rendre la pais à l’âme de cette dernière.

Un dernier volet sur la droite lignée des précédents : une fin qui n’est pas franchement un happy end (ce qui est très plaisant), des personnages qui ont su évoluer, une histoire travaillée et riche en rebondissement. Bref, une saga qui vaut plus que largement qu’on s’y attarde.

Une réponse à L’Homme, Erik. A comme Association, tome 8. Le regard brûlant des étoiles

  1. endea dit :

    Une chouette fin pour une série qui est vraiment sympathique 🙂
    Beau billet 🙂

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