Kalogridis, Jeanne. Les journaux de la famille Dracul. Tome 3. Le sang du vampire

Arkady Tsepesh avait fui la Transylvanie afin de soustraire son fils nouveau-né, Stefan, au pacte qui le condamnerait, comme chaque aîné de Chaque génération, à assouvir inlassablement la soif de sang de son ancêtre, le sinistre prince Vlad. Si Arkady lui-même n’a pas réussi à échapper à la malédiction familiale, Stefan désormais plus connu sous le nom de Professeur Van Helsing est parvenu grâce à ses attaques répétées contre les vampires à affaiblir Dracula qui se terre désormais dans son château. Celui-ci se résout donc à faire appel à sa redoutable cousine, Erzsébet Bathory, la Comtesse sanglante…

Le roman le plus intéressant de la trilogie de Jeanne Kalogridis. Non contente de relier par ce volume son oeuvre avec celle de Stoker, l’auteur se paie ici le luxe de donner certains éclaircissements de son cru sur le vampirisme, et fait également intervenir un personnage historique qui, à l’instar de Vlad Tsepes, est lui aussi à l’origine du mythe du vampire.

Toujours dans ce style épistolaire qui contribua au succès du roman de Stoker, les personnages de Jeanne Kalogridis se superposent donc ici avec ceux de Bram Stoker, et la boucle est ainsi bouclée. On retrouve donc Jonathan Harker, sa femme Mina, Lord Holmwood, Quincey Jones, Abraham Van Helsing et bien sûr Dracula. Un nouveau personnage fait cependant son apparition, absent de l’oeuvre de Stoker. Il s’agit de la comtesse Bathory, cousine de Vlad et vampire elle-même. Ses pouvoirs semblent supérieurs à ceux de Vlad, et les caractéristiques propres à la condition vampiriques chez Vlad ne sont pas forcément les mêmes chez elle. Elle craint peu les symboles religieux et rejette le côté morbide de la condition vampirique dans lequel se complaît Vlad.

C’est également par son entremise que Jeanne Kalogridis va apporter sa vision des origines de la condition vampirique, en basant sa théorie sur l’existence d’un pacte que les très vieux vampires ont passé avec un être mystérieux pour devenir immortels. De lourdes connaissances en magie noire sont cependant nécessaires pour réaliser ce pacte, ce qui le rend impossible à mettre en oeuvre pour les mortels ordinaires. Ce pacte permet à Kalogridis de démontrer que les vampires sont tous différents, car ce qu »ils engagent dans le pacte avec le Seigneur Obscure n’est pas forcément la même chose d’un vampire à un autre. Le signe sous lequel sera placé leur vie vampirique, bien ou mal, découle également des choix de chacun.

Un dernier volume qui justifie donc à lui seul la série, en apportant une vision novatrice des origines du mythe du vampire tout en étant, comme les deux précédents volume, un superbe hommage au roman de Bram Stoker.

2 réponses à Kalogridis, Jeanne. Les journaux de la famille Dracul. Tome 3. Le sang du vampire

  1. clozet dit :

    je souhaiterais acheter mais 35 euros d’occasion chez amazon ca fait énorme

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