Holder, Nancy. Angel, tome 1. La cité des anges

Un inconnu enveloppé d’un manteau noir hante les nuits de Los Angeles. Parfois, il s’enfonce dans une ruelle plus obscure que les autres et arrache une proie aux griffes d’un vampire. Nul ne sait son nom, sauf Doyle, un type étrange qui ne tarde pas à le débusquer et à lui faire une curieuse proposition. Pourquoi ne pas se mêler de nouveau à l’humanité et se dresser entre les victimes innocentes et les hordes du mal ? Parti de Sunnydale pour fuir un amour impossible, Angel accepte de jouer le jeu. Sa rédemption est à ce prix, même s’il doute de l’obtenir un jour !

Angel est à la base une série TV spin-off de Buffy contre les vampires. Né après le départ du ténébreux vampire de la série mettant en scène la célèbre tueuse (donc à la fin de la saison 3), la série voit donc Angel émigrer à Los Angeles et poursuivre sa lutte contre les forces du mal, constituant peu à peu une véritable équipe à ses côtés. Ce premier tome nous présente donc certains des tenants et aboutissants de l’univers dans lequel va maintenant évoluer le vampire, un univers ou certains des personnages de la série Buffy vont avoir une place de choix (notamment Cordelia, qui est présente dès les premiers chapitres).

Le gros intérêt de ce tome est de nous présenter pas mal de flashback sur le passé d’Angel, que ce soit vis à vis de sa création par Darla, de ses exactions à travers l’Europe aux côtés de sa créatrice, de Drusilla (dont il est le créateur) et de Spike, ainsi que de la malédiction des Kalderash, qui lui ont rendu son âme par vengeance. Certes on a déjà pu se familiariser avec ces différents moments de la vie d’Angel à travers la série Buffy, mais il n’est pas inintéressant de les aborder ici dans leur ensemble. Reste que ce premier roman, malgré un style pas foncièrement mauvais, ne présente narrativement que peu d’intérêt. Le côté « adaptation romanesque d’un épisode de 40mn » fait qu’au final il ne se passe pas grand-chose au fil des 200 pages du livre, et qu’on sort donc un peu frustré de cette lecture. Moi qui n’ai pas vu la série TV, ce n’est pas avec cette novellisation que je risque de me lancer (sans compter que le personnage d’Angel est bien trop caricatural à mon goût, entre ses périodes d’auto-apitoiement et ses instants de noirceurs trop franchement too much).

On est vampiriquement dans la droite lignée de Buffy contre les vampires. Angel est un vampire pur et dur, qui ne supporte pas la lumière du soleil. A la différences de ses pairs, il a retrouvé son âme, ce qui le met face à de cruels hésitations face aux instincts liés à sa condition. Il a besoin de boire du sang pour survivre mais n’est pas obligé de se nourrir directement sur les êtres vivants. Il utilise des pieux pour tuer les vampires contre lesquels il lutte, ce qui donne de sérieux indice sur la manière de tuer les créatures de la nuit dans cet univers. Comme tous les vampires du Buffyverse, c’est par l’échange de sang avec un vampire (Darla) qu’il a été créé. Quand ses instincts reprennent le dessus, son visage se déforme, montrant bien l’aspect démoniaque de sa condition.

Un premier opus qui se laisse lire mais s’avère au final d’un vide abyssal. L’interlignage et la taille de caractère élevés ne font qu’accentuer la rapidité à laquelle on parcourt ces pages. Niveau novellisation, on a déjà connu mieux…

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