Hocking, Amanda. De mon sang, tome 1.

Alors qu’elle est à deux doigts de se faire agresser avec son amie Jane, Alice rencontre Jack, qui lui sauve la mise et les raccompagne chez elles. Mais si Jane semble subjuguée par le charme du jeune homme, c’est Alice qui le revoit rapidement, une étrange relation se mettant en place entre eux. Une relation qui va se retrouver à un tournant quand Alice rencontre la famille de Jack, notamment Peter, tout aussi attirant que son frère, mais qui semble la détester cordialement. Pour autant, Alice succombe à ses charmes, et se retrouve donc à hésiter entre les deux hommes. Sauf que les deux frères ne sont pas humains, pas plus que le reste de leur famille : ce sont des vampires.

Si Castelmore aura produit des séries et romans Young Adult qui auront su me séduire, à commencer par la saga des Vampire Academy, De mon sang n’en fait pas parti. Car sous ses allures de blockbuster du genre outre-atlantique, ce premier tome de la série n’est parvenu à me convaincre ni par son scénario, ni par le style de son auteur, voire même par l’atmosphère qu’il dégage.

Le scénario pioche sans véritable originalité dans des séries comme Twilight et Vampire Diaries. Si s’inspirer de textes existants n’est pas forcément quelque chose à blâmer, il est de bon ton de s’approprier ses sources, plutôt que de faire du collage sans efforts personnels. Et c’est là l’une des grosses faiblesses du récit, donc les scènes cruciales (et les réactions des personnages) semblent avoir été piochées dans les romans sus-cités. N’ayant déjà pas aimé la série de Stephenie Meyer ni celle de L.J. Smith, difficile du coup d’aimer quelque chose qui mixe les deux (les efforts d’originalité étant trop timides pour vraiment marquer la distance).

Le deuxième gros bémol de ce premier opus, est à mon sens la transparence totale du cadre. Tout ça a beau se passer dans un cadre urbain, l’auteur n’utilise jamais vraiment ce contexte, ce qui a tendance à ôter toute ambiance à son récit. Disposer de lieux forts, qui permettent de se plonger dans l’histoire en crédibilisant ses personnages est à mon sens incontournable dans un roman réussi. Ici, le cadre est trop impersonnel pour être crédible, les lieux mis en scène pas originaux (voire à peine ébauchés).

Les vampires ne souffrent pas ici de la morsure du soleil. Pour s’abreuver régulièrement de sang, ils fréquentent des boites de nuit et club dirigés par des vampires. Ils sont doués d’une impressionnante capacité de régénération, de sens sur-développés, et d’une capacité innée à subjuguer les être humains. Leur salive contient une substance qui leur permet de cicatriser rapidement leur morsure, ne laissant aucune trace sur leurs victimes. Ils croient au concept de l’âme soeur, qu’ils reconnaissent par son sang. Les membres d’une même lignée (des vampires qui se transforment les unes les autres) sont par ailleurs liés par un lien fort, qui leur permet de ressentir ce que ressent ceux qui partagent le même sang.

Un premier tome qui n’est absolument pas parvenu à me convaincre : ni par sa récupération de certaines œuvres phares du genre, ni par la plume impersonnelle de son auteur. Reste que ça n’a pas empêché le roman de très bien se vendre Outre-Atlantique, tout dépend sans doute du passif littéraire du lecteur.

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