Golden, Christopher. Peter Octavian, tome 1. Des saints et des ombres

Depuis des siècles, en dissimulant à la vue de tous un livre intitulé L’évangile des ténèbres, le Vatican cache la vérité concernant l’existence des vampires. Mais quelqu’un a réussi à pénétrer les coffres de la bibliothèque du royaume papal, et y dérober le livre. Dépêché par un organe interne, un tueur aux méthodes pour le moins particulières est mandaté pour remettre la main à tout prix sur le précieux ouvrage. Dans le même temps, Peter Octavian, un vampire âgé de plusieurs siècles, est chargé par un ami de retrouver la fille de ce dernier, mystérieusement disparu. Rapidement, le détective privé va être mis sur la piste de L’évangile des ténèbres, alors que de plus en plus de ses pairs disparaissent.

Une fois de plus, la défunte collection Terreur des éditions Pocket ne me déçoit pas. Car autant il est difficile (euphémisme) de dénicher certains des opus de cette série, autant on sent dès ce premier volet qu’elle vaut largement le coup d’oeil. Non que l’écriture soit particulièrement révolutionnaire, mais plutôt que le scénario est ficelé comme un bon gros polar fantastique des familles, l’aspect vampirique en plus.

On suit donc les pas de Peter Octavian, vampire devenu détective privé, dans son enquête pour retrouver la fille d’un ami. En parallèle, une intrigue initiée au cœur même du Vatican va peut à peu prendre de l’ampleur et croiser la route du vampire. L’ensemble se lit sans accroches, les rebondissements sont bien sentis, et l’intrigue propose quelques scène hallucinantes pas piquées des vers (comme la bataille finale, démesurée au possible), et mêle pas mal d’idées (et de mythologies) différentes avec un certain brio. Ce qui permet sans problème de palier le côté standard de la plume, en proposant un univers et une intrigue aussi riche l’un que l’autre.

Niveau vampire, on apprend que ces derniers sont constitués en clan, autour du vampire originel de chacun de ces même clans. Si les vampires semblent être sensibles à la lumière du soleil, à l’argent et aux objets consacrés, ce n’est pas le cas de tous, à commencer par Peter Octavian. Une différence qui semble s’expliquer par une certaine prise de conscience des origines des faiblesses vampiriques. Pour le reste, les légendes vampiriques mondiales, et les créatures qui en découlent, sont des matériaux de choix pour les sorciers qui luttent contre les vampires. On croisera notamment ici un Pennangalan et une Sidhe.

Un premier opus franchement bien fichu, qui inaugure un univers assez référencé (avec en pas mal de personnages historiques qui s’avèrent être des vampires) se structurant peu à peu autour d’une intrigue assez dense mais efficace au possible, le tout distillant une vision originale et cohérente de la créature vampirique et de ses origines. Encore une série franchement intéressante qui a eu les honneurs de la collection Pocket Terreur.

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