Frost, Jeaniene. Chasseuse de la nuit. Tome 1 : Au bord de la tombe

Mi-humaine, mi-vampire, Catherine Crawfield traque les morts-vivants dans l’espoir de tuer son père, le monstre qui a fichu la vie de sa mère en l’air. Elle est alors capturée par Bones, un vampire chasseur de primes, qui lui impose une association contre nature: il aidera Cat dans sa quête et, en échange, ce très sexy prédateur de la nuit fera d’elle une chasseuse aux réflexes aussi acérés que ses crocs. Mais avant de pouvoir jouer les buteuses de démons, Cat est elle-même prise en chasse par une bande de tueurs. Forcée de choisir son camp, elle va vite se rendre compte qu’être une suceuse de sang a ses avantages…

Je ne suis en général pas très amateur de bitlit‘, même si certaines séries du genre ont réussi à me faire passer de bons moments de lecture (Mercy Thompson par exemple). Malheureusement ce premier tome de Chasseuse de la nuit est loin d’être assez original pour dépasser mes a priori.

L’histoire a bien sûr quelques originalités (l’association entre un vampire et un dhampire, la manière dont va s’opérer leur enquête, etc.) mais ce roman ressasse de manière trop caricaturale les éléments habituelle, sans oublier des rebondissements qu’on sent venir des centaines de page en avance. La romance qui s’installe entre les deux héros alors que tous les opposent est à la limite de l’insupportable, tant elle est convenue. De même, on peine à s’attacher à ces personnages trop enchaînés dans leurs rôles d’images d’Epinale, entre la petite chasseuse tête brûlée et le grand vampire dur à cuire.

Niveau vampirique, on est en plein sur le thème du dhampire (même si le mot n’est jamais utilisé). Catherine est en effet issu de père vampire et de mère humaine, ce qui lui confère de nombreuses habilités vampiriques (notamment les capacités de cicatrisation et la force physique), mais pas le besoin de boire du sang, où les faiblesses à la lumière du soleil. Si les vampires de cette série sont en effet capable de se mouvoir à la lumière du soleil, ils n’en ressentent pas moins une baisse de leurs forces. Pour le reste, ils n’éprouvent aucun mal à supporter eau bénite ou crucifix, un pieu en argent planté en plein cœur semblant être la meilleure façon d’en venir à bout.

Une série bitlit’ qui débute de manière trop trop caricaturale pour être véritablement intéressante, qui déborde de poncifs du genre et n’apporte finalement pas grand chose à la thématique vampirique, sinon quelques clins d’oeils dont l’arme utilisée par l’héroïne).

Une réponse à Frost, Jeaniene. Chasseuse de la nuit. Tome 1 : Au bord de la tombe

  1. Vladkergan dit :

    Evenusia, du blog du même nom, a un avis diamétralement opposé au mien : evenusia.canalblog.com/ar…

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