Fernandez, Fernando. Bram Stoker’s Dracula

Alors qu’il vient d’épouser Mina, le jeune Jonathan Harker se rend en Roumanie pour y rencontrer le comte Dracula, qui projette de faire l’acquisition d’une propriété à Londres. Après un voyage placé sous le signe des superstitions locales, Harker va se rendre compte que le Comte n’est pas qu’un simple noble roumain. Car Dracula est une créature de la nuit, un vampire à la recherche du sang qui lui permettra de prolonger indéfiniment son existence.

Très peu de surprises scénaristiques dans cet album de Fernando Fernandez, qui se veut être une adaptation fidèle du roman de Bram Stoker. On retrouve ici l’ensemble des personnages du roman original, et l’ensemble des scènes ont été mises en scènes, même si certaines subissent un traitement plus succinct. Le format de cet album est certes supérieur à celui d’une bd standard (90 pages), mais cela n’empêche pas la nécessité de raccourcir certains passages du roman. Néanmoins l’ensemble se laisse ire sans déplaisir, que l’on connaisse le roman original sur le bout des doigts ou non.

Le traitement du mythe du vampire est en tout point conforme avec les caractéristiques posées dans le roman de Stoker. Le comte Dracula, et les trois vampiresses qui résident en son château, sont des êtres de la nuit avides de sang, qui reposent la journée au fond de leurs cercueils. Êtres métamorphes auxquels obéissent les animaux, ils ne craignent que la morsure du soleil, les symboles religieux et l’ail, et ne peuvent être tué qu’au moyen d’un pieu enfoncé en plein cœur.

La force de cet album réside dans son dessin, plus proche de la peinture que de la ligne classique. Les petites touches de pinceaux qui forment les dessins de Fernandez participe à merveille à l’ambiance gothique et lourde de l’album. Ses couleurs variées et sombre donnant vie à l’univers noir et sanglant imaginé par Stoker.

En bref une adaptation du roman de Stoker qui tire son originalité principale du traitement pictural dont elle fait montre. À conseiller aux amateurs du neuvième art et à ceux que les réécritures et adaptations attirent.

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