Eastman, Kevin – Bisley, Simon. Pour une poignée de sang

Venue de nulle part, une jeune femme sculpturale entre dans la ville, pourvue d’une plastique sculpturale que ne cache pas sa nudité. Attiré autant par ce nouvel arrivage de chair fraîche et les sévices qu’ils vont pouvoir lui faire subir avant de la dévorer, les zombies du clan Von Bismark s’approchent, pour le moins confiant. Mal leur en prends cependant, car la belle à du répondant, et va semer la zizanie entre les vampires et les zombies qui se partagent la ville…

Eastman propose ici au lecteur une histoire efficace mais qui lorgne sérieusement sur la série Z ou les productions cinéma du label Troma. Le scénario tient en effet sur un recto de feuille A4 (et encore), l’objectif principal semblant être de mettre en scène la sculpturale héroïne, qui n’a rien à envier à la Pamela Anderson de Barb Wire, en train de massacrer du vampire et du zombie à tout va. Très peu de finesse ici donc, mais surtout de la poudre, des seins à l’air et des monstres à foison. Pour ceux qui connaissent, on aurait presque l’impression de se trouver au cœur d’une partie du jeu de rôle Deadlands.

Le dessin de Bisley est plutôt sympathique, les encrages mettant en lumière autant les formes de l’héroïne que les hordes distordues de zombies et de vampires qui se partagent le théâtre des lieux. Mais toutes les cases ne sont cependant pas du meilleur effet, certaines pouvant sembler un tantinet bâclé. L’ensemble n’en est pas pour autant désagréable à parcourir, car le côté irrévérencieux du dessin colle bien au scénario 100% action de l’histoire.

Les vampires ici mis en scène se partagent donc une ville avec les zombies, les uns régnant le jour et les autres la nuit. Du buveur de sang caractéristique, ils possèdent l’aspect noctambule, la soif de sang, la résistance aux armes normales et les canines acérées. Rien de très novateur sur ce plan-là donc, les vampires se pliant ici au règles caractéristiques inhérentes à leur espèce.

Au final, cet album propose une histoire des plus minimalistes, mis en scène par un dessin efficace mais pas inoubliable non plus. Les amateurs de jolies pépées et d’action peu réfléchie apprécieront, les autres peuvent tout à fait passer leur chemin.

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