Donbavand, Tommy. Trouille-la-mort, tome 2. Le sang de la sorcière

Grâce au livre de Samuel Skipstone, Luke a déniché la première des six reliques nécessaires pour s’enfuir de Trouille-la-Mort. Avec Rhésus et Cléo, ses nouveaux amis, il part en quête de la deuxième relique, ayant appartenu à une vieille sorcière. Mais le réservoir de sang tombe en panne, et leur recherche est ralentie. En manque d’hémoglobine, le père de Rhésus, a mordu un rat, qui a infecté le reste du quartier : les vampires se multiplient à toute vitesse…

Second opus pour cette série jeunesse qui se poursuit de manière tout aussi sympathique que le premier opus. Le style simple de l’auteur n’enlève rien à l’histoire, qui plonge à nouveau le lecteur au coeur de Trouille-la-mort, une ville coupée du monde où sont parqués les créatures fantastiques. Luke, qui a mis la main sur le grimoire de Samuel Skipstone, poursuit sa quête des reliques qui doivent lui permettre de faire sortir ses parents, totalement humains, de la ville. C’est alors qu’une ville connaissance, auquel le jeune loup-garou et ses amis se sont déjà frottés, leur met à nouveau des bâtons dans les roues.

L’auteur, après avoir posé les bases de son univers dans le premier volet, affine la donne en introduisant de nouveaux personnages (et donc de nouvelles créatures) dans cette suite. On retrouve donc les codes déjà établis précédemment, mais complétés. Et si les parents de Luke sont toujours en retrait, la situation va confirmer les craintes de Luke vis à vis de leur incapacité à s’adapter dans cette ville. Tout cela est certes un peu manichéens, même si on est en présence de créatures fantastiques (vampires, sorcières, loup-garous, etc.) mais cela ne dérange pas outre-mesure. L’auteur n’en oublie cependant pas de glisser quelques touches horrifiques au fil de son récit, les mâtinant cependant avec humour (sans pour autant tomber dans une trop grande facilité).

Si la relique qui est au coeur de la quête de ce second opus est liée aux sorcières, c’est à n’en pas douter les vampires qui ont à nouveau la part belle. En effet, leur système d’approvisionnement en sang ayant été saboté, les buveurs de sang vont avoir beaucoup de mal à freiner leurs instincts (et leur besoin de sang). A noter donc la mise en scène d’une système équivalent à l’eau courante, mais pour le sang, qui permet aux vampires de s’abreuver sans se sustenter des autres êtres vivants de Trouille-la-mort. A noter également la mise en scène de certains moyens de repousser les vampires, comme l’ail ou la lumière. L’auteur mettra également en scène la manière dont le statut de vampire est susceptible de se propager, à travers l’acte de morsure.

La série se poursuit de manière réussie. Une lecture des plus sympathique pour les plus jeunes, qui pourraient fort bien trouver ici un tremplin vers l’urban fantasy à travers ce récit d’un jeune loup-garou perdu dans une ville peuplée de créatures de cauchemars.

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