Corbeyran, Eric – Fino, Serge. Dracula, l'ordre des dragons, tome 1. L'enfance d'un monstre

Juin 1899, Venise. Des crimes sanglants secouent la ville depuis maintenant plusieurs semaines. Les corps des victimes sont retrouvés vidés intégralement de leur sang. La medium Letizia Giordano, nièce du célèbre Arthur Conan Doyle, prête main-forte à une police totalement impuissante. Letizia ne peut résoudre cette affaire seule, elle décide donc de se rendre à Londres auprès de son oncle. Aux côtés de personnages illustres tels que Van Helsing, Lady Darmanson ou encore Bram Stocker, elle se lance à la poursuite du monstre. Ils connaissent son identité : Vlad Tepes plus connu sous le nom de Dracula. La traque aux quatre coins du globe commence et tous s’interrogent : que s’est-il passé dans l’enfance de Dracula au XVe siècle pour qu’il soit devenu le monstre assoiffé de sang d’aujourd’hui ?

Après un premier ouvrage aux dents longues qui voyait Sherlock Holmes affronter des vampires, voilà que la collection Soleil 1800 donne naissance à une nouvelle série aux dents longues, consacré à Dracula. Pour le coup, Corbeyran (décidément plongé dans le sujet, entre Urban Vampires et Le diurne) convoque d’autres grands personnages et auteurs liés à l’époque victorienne et au sujet. Car dès les premières pages, le lecteur croisera Conan Doyle, Bram Stoker, Van Helsing, Freud, etc. De quoi content les amateurs de l’époque, et parvenir à une forte imbrication entre réalité et fiction.

Le résultat est de très bonne facture. J’attends malgré tout un tome 2 pour confirmer, mais le scénario est susceptible de contenter les connaisseurs du roman de Stoker comme les amateurs de vampires, voire de littérature victorienne. Une bonne intrigue fantastique, avec une trame certes classiques mais efficace, des personnages intéressants, rassemblés par un mystérieux ordre dont on ne sait encore pas grand chose. Bref du bon thriller fantastique, qui suscite aisément l’intérêt du lecteur.

Les vampires tels qu’ils apparaissent ici sont très classiques. Dans la lignée du roman de Stoker, et tout particulièrement du personnage de Dracula, ce sont des créatures majoritairement nocturnes qui ont besoin de s’abreuver de sang frais pour survivre. Cruelles, elles ne se content pas de ponctionner le fluide vital de leurs victimes, mais les laissent exhangues, n’hésitant pas pour cela à les tuer avec violence. Pour le reste, on comprend que le pieu plongé en plein coeur est une arme redoutable pour les tuer. Mais il faut encore pour cela faire preuve d’initiative et ruser, leur force physique comme leur rapidité étant surhumaine.

Un premier tome chaudement recommandé, qui propulse le lecteur dans une trame qui mélange allègrement réalité et fiction. A savoir la réalité de l’existence de Vlad Tepes et le mythe aux dents longues qui s’est bâti peu à peu sur sa biographie, à travers ses exactions. Une série qui semble donc prometteuse.

Une réponse à Corbeyran, Eric – Fino, Serge. Dracula, l'ordre des dragons, tome 1. L'enfance d'un monstre

  1. Asmodée dit :

    Dracula- l’Ordre des Dragons, est une bande dessinée passionnante à de nombreux égards. Outre les qualités du savoir dont fait preuve l’album, l’intérêt de ce dernier repose sur deux idées brillantes. La première est de réunir des personnages fameux tels que Bram Stoker, Conan Doyle ou Van Helsing au sein d’une même organisation. La loge de l’Ordre des Dragons a pour but de traquer et de détruire Vlad Dracula qui continue de semer la mort sur son passage. La seconde innovation apportant un indéniable attrait à l’histoire est de plonger les lecteurs dans l’enfance du vampire de sinistre renom. En consultant Freud ainsi que des archives historiques, Stoker, Lady Darmanson et Van Helsing espère ainsi obtenir les clés d’une solution qui leur permettrait de mettre un terme aux exactions du non-mort. Mais en parallèle de l’enquête retraçant le passé du voïvode de Valachie, une menace vampirique de grande envergure se profile dans les bas-fonds de Venise.

    Une intrigue dense, des références à déguster… Ce premier album bénéficie d’un scénario solide et de dialogues tout à fait dans le ton imposé par l’époque. Les dessins confiés à Serge Fino se veulent précis, agréables à l’œil et ne dépareillent pas avec l’aspect surnaturel d’antan qu’ils orchestrent. Les amateurs d’histoires de vampires classiques se régaleront, surtout que la suite présage une aventure tout aussi captivante.

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