Buzz – Sniegoski, Tom. Vampirella. Tome 2

Ce second recueil des éditions Soleil consacré à Vampirella, la sculpturale extra-errestre venue de la planète Drakulon, va voir celle-ci confronté à un ennemi des plus dangereux. Mandaté par les survivants du Congrès Fantôme, Hemmorhage. Issu de manipulations génétiques, celui-ci peut manipuler le sang et lui donner la forme qu’il désire, générant ainsi des pantins d’hémoglobine qu’il peut contrôler à sa guise. Mais dans l’ombre, une mystérieuse organisation cherche à récupérer Hemmorhage, depuis que celui-ci leur a fait faux-bond.

Ce second tome est loin de la qualité du premier opus. Le congrès de fantômes et ses membres sont déjà des ennemis bien moins intéressants que Dracula ou le Dr Chaos, qu’affrontait alors la belle vampire. On se rapproche davantage ici du comics mainstream de super-héros, avec toutes les caractéristiques habituelles du genre : mutations génétiques, organisation de super-vilains, etc. Les personnages sont encore plus clichés que dans le précédent volume, le côté délicieusement désuet de l’intrigue ayant ici cédé la place à des scènes d’actions où la surenchère est de mise. On perd donc la partie plus mystique et onirique des premières aventures de l’héroïne au profit d’une histoire plus ancrée dans le réel et le monde contemporain.

Le dessin de ce second opus est loin d’être aussi agréable à l’œil que celui du précédent opus. Il y a de bonnes idées au niveau du dynamisme et du cadrage, mais l’ensemble est desservi par un trait pas des plus maîtrisé, et la couleur qui met en lumière ce trait a énormément mal vieilli, faisant plus office de remplissage que de réelle mise en couleur.
Vampirella est dans cet opus le seul personnage d’essence vampirique. Si elle ne semble ici se déplacer que la nuit, elle a réussi à trouver un palliatif à son besoin de sang, grâce à un sérum de remplacement. Elle dispose cependant du pouvoir d’animorphisme, se transformant à loisir en chauve-souris. Bref si ce n’était son origine extra-terrestre et la présence du sérum, Vampirella se rapproche de la conception classique du vampire.

Un second tome aux qualités franchement discutables. Les Editions Soleil aurait été plus éclairées de prendre directement la suite du précédent opus plutôt que de poursuivre avec ces histoires qui desservent l’héroïne de Drakulon.

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