Brubaker, Ed – Colan, Gene. A very special issue of Captain America

Alors qu’il discute avec Nick Fury de la guerre civile qui vient de déchirer le monde des super-héros, Bucky raconte un épisode peu connu de son histoire avec Captain America. Durant l’avancée des troupes américaines vers le cœur de l’Allemagne, quelques semaines après le débarquement, les deux super-héros se retrouvent face à une épidémie qui finit par semer la discorde parmi les troupes. Les soldats deviennent un à un des créatures buveuses de sang.

Si ces derniers mois on a notamment vu les X-Men se retrouver face à Dracula, c’est à mon sens davantage intéressant de voir comment les buveurs de sang ont été utilisé par le passé dans l’univers DC ou Marvel. Cette courte histoire nous permet ainsi de voir Captain America et son binôme Bucky affronter des vampires en pleine seconde guerre mondiale. Vampires, nazis, enquête, tous les ingrédients du pulp fantastique sont rassemblés ici, dans l’ombre d’un personnage vampirique qui m’était jusqu’alors inconnu : Le Baron Blood.

Si ce dernier n’apparaît pas directement dans cette histoire, c’est bien sous son influence que les ennemis que vont devoir affronter les deux super-héros américains ont vu le jour. Pour le reste, l’un des intérêts de cette mini-histoire, charnière pour ce qui est de la continuité du héros au bouclier étoilé, est de montrer que la gestion des tensions internes à un même camp telles que vécues à travers Civil War n’était pas une nouveauté pour Captain America.

Le trait de Gene Colan, connu pour la série Tomb of Dracula, et ici associé à la couleur de White reste bien dans l’esprit pulp de ce type d’histoire. Les couleurs sont sombres, et essentiellement en nuance de bleu et de marron, le trait pas forcément dynamique mais n’en propose pas moins des cadrage assez cinématographiques.

Niveau vampire, on est finalement sur une définition assez classique du mythe (liaison avec Dracula oblige). Les vampires ici présents ne se déplacent que la nuit tombée et n’apprécient pas les miroirs. Ils semblent pouvoir être détruit si on les décapite, les expose à la lumière ou leur enfonce un pieu en plein coeur.

On a beau ne pas bouder notre plaisir à voir le héros américain et Bucky affronter des vampires en pleine offensive alliée, le scénario n’est pas forcément des plus passionnant. Je garde malgré tout un souvenir assez positif de l’ambiance de ce petit hors-série.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *