Syversen, Patrik. The prowl. 2010

Amber, lassée d’errer dans un trou paumé, convainc ses amis de l’accompagner à la recherche d’un nouvel appartement en ville. Lorsque leur voiture tombe en panne, Amber et ses amis acceptent l’aide d’un routier. Mais ce qui avait commencé comme un sympathique road-trip entre amis prend rapidement la tournure d’un cauchemar, qui conduit bientôt le petit groupe dans un ancien abattoir désaffecté.

The Prowl est un film qui flirte allègrement avec le Slasher. On y suit en effet les pas d’une groupe d’adolescents en plein road-trip qui tombent rapidement dans un traquenard. Un traquenard qui les conduit dans un abattoir désaffecté, menés là par un chauffeur un peu trop sympathique. Et si la tension monte rapidement quand la camion s’arrête, c’est pour laisser la place à l’horreur.

Pas mauvais techniquement, même si le peu de moyens transparaît finalement dans l’impossibilité du réalisateur de montrer réellement l’horreur, le film ne brille pas par son originalité, qu’il s’agisse de celle de son scénario (qui se réduit à quelques phrases), ou de ses personnages, à la psychologie simpliste (sans compter les clichés éculés). Impossible, du coup, de s’attacher à l’héroïne, ni à être captivé par les rebondissements, lesquels jouent uniquement sur la poussée d’adrénaline (ou peu s’en faut).

Si le mot vampire n’est cité à aucun moment au cours du film, on est pourtant bien en présence de créatures buveuses de sang, dotées d’une rapidité hors-norme et d’une force impressionnante. Des créatures a priori indestructibles , et qui ne semblent pas subir la morsure du soleil. Pour le reste, à part la mise en scène d’une vague hiérarchie entre une vampire plus expérimentée, et les jeunes vampires qu’elle a pris sous son aile, il n’y a pas franchement ici de nouveauté concernant le mythe du vampire.

The Prowl est un film à l’intrigue poussive au possible, ce qui court-circuite d’emblée toute tentative de rebondissement. Et même le gros retournement de situation final, qui apparaît rapidement en filigrane, n’est au final pas une grosse surprise. Vite vu, vite oublié…

Syversen, Patrik. The prowl. 2010

Syversen, Patrik. The prowl. 2010Syversen, Patrik. The prowl. 2010

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