Rodriguez, Robert. Une nuit en enfer. 1996

Les frères Gecko, deux criminels en fuite vers le Mexique,kidnappent un prêtre et sa famille. Ils s’arrêtent au Titty Twister,un bar plutot étrange,ou ils ont rendez-vous avec celui qui leur offrira une nouvelle identité. Au-delà de leur incrédulité,les deux frères, le pasteur et ses enfants sont bien obligés d’admettre l’épouvantable réalité:au Titty Twister,ce ne sont pas les frères Gecko qui font régner la terreur.

Après une première partie très tarantino-esque, sous forme de road-movie thriller, ce petit chef d’œuvre prend ses galons de série Z de haut niveau au moment où les héros pénètrent l’enceinte d Titty Twister. Le film, porté par les prestations de Clooney et Tarantino, plus déjanté que jamais dans le rôle de Seth le psychotique halluciné, prends des allures de bataille rangée entre morts-vivants et humains, un peu à la manière du Zombie de Roméro. C’est certes violent mais totalement jouissif et inventif, ce qui porte ce film au firmament des œuvres de genre.

La thématique vampirique est ici abordée dans son acceptation la plus classique. Cela permet au réalisateur de mettre en scène des vampires instinctifs et primitifs, qui ne s’éveillent qu’à la tombée de la nuit pour se repaître du sang des clients du Titty Twister. Crucifix de fortune, pistolets à eau chargés d’eau bénite, pieux artisanaux, les humains du film vont tenter de résister avec ce qui leur tombe sous la main, alors que leur nombre ne va aller qu’en diminuant. Pas de grande nouveauté donc, amis une utilisation amusante et dynamique des poncifs du genre. Pas de vampire aux préoccupations humaines, ni de morts-vivants pleurant sur leur passé, les vampires de Une nuit en enfer sont des animaux régit par l’instinct de conservation qui ne cherchent qu’à se sustenter.

Thriller à la Tarantino qui vire très vite en baston entre humains et vampires, ce film est un petit bijou, servi par un humour grinçant, des détails savoureux et un casting des plus efficace. En bref un film d’action vampirique diablement bien rythmé qui ne s’oublie pas de si tôt.

Rodriguez, Robert. Une nuit en enfer. 1996Rodriguez, Robert. Une nuit en enfer. 1996Rodriguez, Robert. Une nuit en enfer. 1996

Une réponse à Rodriguez, Robert. Une nuit en enfer. 1996

  1. eelsoliver dit :

    J’ai bcp aimé une nuit en enfer et en particulier ds la manière dont le film est traité: au début, on a l’impression d’assister une énième fois à un film de psychopathe, mais une fois ds le bar, le film se barre totalement en sucette!
    Sûrement mon préféré de Rodriguez!

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