Mastrocinque, Camillo. La crypte du vampire. 1964

Laura, fille du Comte Ludwig Von Karnstein, est hantée chaque nuit par de terribles cauchemars. Une malédiction séculaire pèse sur sa famille, proférée par une ancêtre qui est morte crucifiée. Or, Laura pourrait être celle par laquelle la malédiction qui pèse sur la famille Karnstein s’accomplira. Le comte, soucieux de cet état de fait, demande l’aide d’un spécialiste pour tenter de retrouver un ancien portrait de Sheena, la fameuse aïeule.

La crypte du vampire s’intègre parfaitement dans la série des films fantastiques italien qui constituent une partie du catalogue d’Artus Films. Cette fois-ci, c’est ni plus ni moins qu’une adaptation (pour le moins libre) du Carmilla de Le Fanu que nous propose l’éditeur français. Et avec Christopher Lee au générique, ce qui ne gâche rien.

Globalement, les acteurs ne sont pas franchement au top, si on excepte Christopher Lee, parfait dans le rôle du comte très propre sur lui, et le personnage du mendiant, qui rappelle fortement le personnage récurrent du fou / illuminé du théâtre antique grec (et qui est superbement joué par un acteur pourtant absent du générique). Le reste des acteurs s’en sort sans véritable éclat, même si je trouve personnellement que l’actrice principale est assez convaincante dans son rôle.

L’ambiance du film, qui emprunte plus que largement au cinéma fantastique anglais de la Hammer, est pour le moins une réussite. Les jeux de lumières (notamment au niveau des visages dans les scènes de nuit) ont beau avoir des côté déjà vu, elles font leur petit effet pour les amateurs de ce type de cinéma. Mention spéciale pour la qualité de l’image, vraiment propre, qui permet d’apprécier justement les effets en question et les scènes filmées en pleine nuit ou dans la pénombre.

Au fur et à mesure du film, le doute s’installe dans l’esprit du spectateur comme des protagonistes masculins. Laquelle des femmes qui vit au château est liée à la malédiction ? Car toutes semblent avoir des objectifs bien à elles, et dissimuler certaines choses. Notamment la nurse, certes protectrice envers Laura mais pour le moins versée dans une magie des plus sombre.

Le film est donc une relecture pour le moins libre de Carmilla. Laura devient la victime d’une malédiction séculaire qui pèse sur les Karnstein, famille à laquelle elle appartient elle-même. La malédiction en question pèse sur la jeune femme, qui se voit en train de prélever du sang à la gorge même de Ljuba, la jeune femme qui se retrouve accidentellement au château. Pour lever la malédiction, le comte, son jeune invité et un autre membre de la famille Karnstein devront faire appel aux bonnes vieilles méthodes pour mettre un terme aux exactions de celle qui laisse exsangues les femmes qui gravitent autour des Karnstein.

Un film qui vaut pour l’interprétation de certains de ses acteurs et pour une plutôt belle image, associée à quelques scènes certes pas très novatrices mais assez bien intégrées à l’ensemble (notamment les scènes qui se déroulent dans la chambre de Laura).

Mastrocinque, Camillo. La crypte du vampire. 1964

Mastrocinque, Camillo. La crypte du vampire. 1964

Mastrocinque, Camillo. La crypte du vampire. 1964

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