À l’occasion des 50 ans du personnage, Dynamite Comics propose Black, White & Blood. Vampirella, un numéro spécial constitué de trois récits mettant en scène la sculpturale vampire. Le projet repose en premier lieu sur la présence au casting de Mirka Gandolfo, l’illustratrice et scénariste d’origine italienne. Elle signe ainsi l’une des couvertures ainsi que le texte de la dernière histoire du recueil. Viennent s’ajouter à ce recueil d’autres pointures du comics horrifique, telles que Tim Seeley (Hack/Slash, Loaded Bible…) et Steve Orlando (Marvel 2099, Martian Manhunter…).
« The Ballad of Blind Love » met en scène le parrain d’une famille mafieuse obsédé par sa rencontre passée avec Vampirella. Alors qu’il n’était qu’un jeune gangster, il a été l’unique survivant d’une altercation entre deux familles du crime et la vampire. Persuadé qu’elle l’a choisi, il n’a de cesse de faire couler le sang pour attirer son attention.
« Undercover » imagine Vampirella se porter au secours d’un petit groupe de vampire qui tente de réfréner leurs instincts et se deviennent malgré eux la cible d’un tueur de vampires zélé. Mais l’une d’entre eux va progressivement tomber amoureuse de la vampiresse. S’enticher de Vampirella, n’est-ce pas se lancer dans une relation sans lendemain ?
« Redefining Shadows » suit une famille en promenade nocturne. Jusqu’à ce que le père soit brutalement tué par Vampirella, bien décidée à exécuter également la mère et l’enfant. La chasseuse serait-elle devenue incontrôlable ? De quel côté se situe la menace ?
Si les trois histoires ne sont pas connectées, il y a comme des similitudes entre elles. Déjà, Vampirella y évolue en solitaire. Ensuite, si elle demeure la figure centrale, ce n’est pas sur elle que s’ouvrent les récits, et elle en est rarement la narratrice. En réalité, s’impose rapidement l’idée que ces récits mettent en lumière comment les autres protagonistes interagissent avec elle. Car ce qui se dévoile au fil de la lecture, c’est bien ce qu’inspire le personnage : l’attirance, l’amour ou la peur. Des thèmes qui trouvent leur point d’orgue avec la seconde histoire, qui convoque autant Eros que Tanathos.
Les différents récits montrent Vampirella dans son opposition face aux forces du mal, qu’elles soient humaines ou d’origine surnaturelle. On y voit ainsi la vampire faire la démonstration de ses capacités face à des hordes d’ennemis armés jusqu’aux dents, ou confrontée à un copycat (qui tue ses pairs en leur enfonçant un pieu dans le cœur). Elle utilisera autant ses ailes que ses griffes acérées.
Un opus réussi qui s’empare avec une certaine intelligence de Vampirella et de ce qu’elle représente.


