Whedon, Joss – Collectif. Tales of the Vampires

Autour de Joss Whedon, quatre scénaristes et une dizaine de dessinateurs s’attèlent à des nouvelles mettant en scène des vampires du BuffyVerse. La jeune Edna Fairweather, future grand-mère de Giles, va être confronté, avec trois autres aspirants Gardiens, à un très vieux vampire qui va leur raconter certaines anecdotes ayant trait à des vampires de toutes les époques. Fait prisonnier par les Gardiens, Roche est en effet enchaîné au fond d’une vieille crypte, ne servant qu’à l’initiation des futurs gardiens. Du Londres de la fin XIXe au Hollywood des années 20, Roche va ainsi faire pénétrer ses jeunes auditeurs au cœur de la vie des buveurs de sang. Mais, en leur dressant des portraits de vampires plus humains que ce qu’ils imaginent jusqu’alors, ne cherche t’il pas à les amadouer avant de s’en nourrir ?

Un cran en-dessous du Tales of the Slayers, consacré pour sa part aux Tueuses du BuffyVerse, ce recueil n’en comporte pas moins quelques histoires joliment dessinées et scénarisées. Ainsi, l’histoire mettant en scène le Kansas des années 30, et une jeune garçon transformé par sa mère, sont sombres et graphiquement des plus abouties, le contexte historique amplifiant la noirceur de la situation. De même, l’histoire sur Jack L’éventreur, même si elle exploite à nouveau le thème de l’éventreur qui serait en fait d’essence vampirique, est assez maîtrisé et à le mérite de mettre en scène un personnage des plus intéressant : le mystérieux Dr James Withcomb. A contrario, les histoires mettant en scène Spike et Drusilla, Buffy et Xander et Angel ne sont pas des plus réussies, tombant souvent dans un pathos des plus affligeant.

Les vampires de cet opus ne dérogent pas aux règles imposées aux non-morts qui errent dans le BuffyVerse. Avides buveurs de sang, dont le visage se transforme de manière monstrueuse à proximité d’une proie, craignant la lumière du soleil, les pieux et les objets religieux. A noter une idée intéressante : l’idée qu’un vampire peut survivre à la lumière du soleil si on lui retire son cœur. Le dit cœur étant ici remplacé par un cœur en argent.

Au final, ce recueil varié s’avère bien souvent très hétérogène, et saura davantage être apprécié par les accrocs de l’héroïne de Joss Whedon que par les amateurs de nouveautés vampiriques.

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