Soutoul, Stéphane. Anges d’Apocalypse, tome 2. Le Frisson des aurores

Syldia n’en a pas fini d’en baver. Après avoir vécu une semaine très compliquée en tant qu’incarnation d’un cavalier de l’Apocalypse et en tant qu’adolescente, elle va à nouveau connaître une période compliquée dans ce second opus racontant ses aventures.

En effet Desmond, nommé régent par intérim des Surnaturels de Toronto, la convoque pour lui proposer d’assurer sa sécurité pendant quelques temps, car sa vie est menacée par sa sœur, laquelle lui en veut à mort pour d’obscures raisons. Parallèlement, elle doit composer avec ses sœurs, qui se sentent oppressées par la Voix qui les a créées et gouverne (au moins en partie) leurs vies. Et tandis que son alter-ego humaine, Samantha, voit un trio de filles gothiques se rapprocher dangereusement de Nathan, le lycéen qu’elle tente de protéger.

Car Syldia est Famine, l’un des cavaliers de l’Apocalypse, et le sortilège produit par un ancien amant l’oblige, lorsque le soleil se lève, à se retrouver dans le corps d’un enfant jusqu’à ses 18 ans révolus, avant de changer d’enveloppe pour 18 nouvelles années.

Après avoir largement parlé de Syldia/Samantha dans le premier tome de sa quadrilogie, on aurait pu croire que Stéphane Soutoul passerait à l’une de ses sœurs, l’une est infirmière, l’autre tient une armurerie, tandis que la troisième, qui incarne Mort, doit rester totalement à l’écart du monde sous peine de tuer ceux qu’elle approche… Mais il s’est pris d’affection pour Famine, dont la vie professionnelle (elle est garde du corps) et affective ne cesse pas de lui attirer des ennuis. En l’espace de quelques jours, sa vie va à nouveau être bouleversée, des membres de son entourage vont disparaître, de nouveaux visages faire leur apparition, et les surprises sont nombreuses.

Curieusement, avec ses pouvoirs surnaturels qui l’apparentent à un vampire (ce qui lui vaut régulièrement les sarcasmes d’autres Surnaturels), Syldia ne passe que peu à l’action. Sa faim d’âme est souvent étanchée par le meurtre de criminels, tandis que son activité officielle n’est finalement pas si chahutée par l’action. L’essentiel du récit est peuplé par les sorciers en tout genre, capables de transmuter la matière, de produire des rayons énergétiques ou d’influer sur l’esprit des vivants ou le corps des défunts.

Syldia ne croise finalement la route que d’un vampire, Nolhan, qui tient le bar où se retrouve une grande partie des Surnaturels de Toronto, et accessoirement petit ami de sa sœur Raven. C’est un vampire au sens assez classique du terme, qui se nourrit en mordant ses victimes et en les vidant de leur sang. Doué d’un pouvoir de persuasion ou de suggestion redoutable, il a en outre une force herculéenne dont il se sert avec parcimonie, ne voulant pas attirer l’attention des humains sur son espèce.

Syldia, elle, est dotée d’aptitudes exceptionnelles, comme une grande vitesse d’exécution, une certaine habileté dans le maniement des armes, qu’elles soient à feu ou blanches, ou bien un pouvoir presque hypnotisant sur ses adversaires grâce à ses pupilles cramoisies. Elle peut également percer la peau de ceux-ci avec ses doigts pour aspirer leur énergie vitale. Sa sœur Eve, alias Mort, peut donner le trépas en regardant de manière soutenue un être vivant, en lui soufflant dessus ou en le touchant. Contrairement aux vampires, le soleil n’a aucune influence sur elles.

Au final ce second opus est assez peu spectaculaire, l’auteur s’attachant surtout à développer le psychologie de ses personnages, quitte à, parfois, étirer certaines de ses scènes. Peu de dentus, mais une présence de vampires psychiques de première volée.

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