Reed, Gary – Showman, Galen. Renfield : A Tale Of Madness

Renfield est interné après avoir semé le trouble sur la voix publique. Mais Renfield est-il vraiment fou ? Car les visions qui l’assaillent, et cette relation d’attraction répulsion qu’il semble éprouver pour celui auquel il a donné le nom de Maître n’existe-t-elle réellement que dans sa tête ? C’est ce que va tenter de découvrir le Docteur Seward, qui dirige l’asile où le dément est traité. Et les événements auxquels vont peu à peu être mêlé ses proches vont peu à peu l’amener à une terrible vérité, et à découvrir l’origine de la folie de Renfield et de son obsession pour le sang de toutes créatures vivants.

Une splendide graphic novel dans un encrage des plus efficace, qui met en scène le personnage de Renfield à travers la partie du roman Dracula dans laquelle il apparaît. Faisant fi de la seconde partie du récit, les auteurs ont donc choisi de se recentrer autour de la partie anglaise, faisant de l’ancien sollicitor le cœur même de leur récit. On rentre donc de plein pied dans les obsessions du personnage, son amour immodéré du sang, et partant son lien fort avec Dracula, qui l’a choisi pour être son premier serviteur en terre anglaise, le dépositaire de ses secrets. Et à travers la personnalité morcelée de Renfield, le lecteur sent peu à peu le personnage de Dracula émerger, de toute sa macabre splendeur.

Les vampires ici représentés ne dérogent pas aux caractéristiques initialement posées par Stoker dans le roman dont ce récit s’inspire On est donc en présence des buveurs de sang nocturnes qui craignent la morsure du soleil, l’eau bénite et l’ail. Le vampire de ce récit est également dépeint comme un être possédant le pouvoir de se transformer en animal.

Le dessin de cet album est pour le moins réussi, encrage très acéré qui peut parfois rappeler le travail de Mike Mignola. Les personnages sont bien croqués, dynamique et expressifs, Renfield bénéficiant bien sûr d’un traitement de faveur des plus appréciable.

En définitif, un album vraiment captivant, qui a le mérite de se concentrer sur un des personnages les plus intrigants du roman de Bram Stoker, tout en ajoutant quelques éléments au récit qui ne font qu’en renforcer la cohésion. Chaudement conseillé.

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