Mead, Richelle. Bloodlines, tome 1

Après avoir été mis à l’index des siens suite à son implication dans l’affaire qui a mené à l’élection de Vasilisa Dragomir, Sydney Chase se voit contre toute attente confier une nouvelle mission. Elle doit en effet protéger Jill, la demi-sœur de Lisa, visée par des factions dissidentes qui n’acceptent pas la venue au pouvoir de la nouvelle reine. Pour cela, elle est mandée pour intégrer une école, aux côtés d’un Dhampir et de la soeur de Lissa. Et comme si cela ne suffisait pas, elle va devoir se frotter à certains mystères qui entourent des meurtres perpétrés dans la région.

 Je ne vais pas m’en cacher : si j’avais trouvé un tantinet mollasson le premier opus de Vampire Academy, et si la fin m’a déçue, la série aura été un de mes réels plaisirs de lecture de ces dernières années. Un univers riche et cohérent qui parvient à se débarrasser de certains parallèles, et réussit le tour de force de proposer des tomes vraiment poignant (le passage de Rose dans la famille de Dimitri en tête).

Ce spin-off, qui arrive maintenant chez nous, va donc permettre au lecteur de poursuivre son périple dans le monde des Dhampir, des Moroï et des Strigoï. Pour autant, il s’avère centré sur les Alchimistes, en la personne de Sydney, dont le lecteur aura fait la connaissance dans les derniers volets de la série mère. Une idée intéressante, qui permet de prendre du recul avec le huis-clos des précédents opus, en proposant un éclairage plus extérieur sur le monde de Richelle Mead, et de faire la liaison entre celui-ci et le monde réel, ce qui manquait quelque peu à la série mère.

La trame est assez riche, car en dehors de l’histoire principale, centrée autour du rôle de Sydnet vis à vis de Jill, on découvre plusieurs arcs narratifs parallèles, qui vont mettre en branle de nombreux rebondissements, et permettre à l’ensemble de ne jamais retomber niveau dynamisme, sans pour autant partir dans tous les sens. Le style est à l’image de ce qu’il est pour la série de départ : sympathique et efficace, à défaut d’être sublime.

 On découvre ici que le sang des Moroï décuple les forces des humains qui l’ingèrent d’une manière ou d’une autre, avec un effet proche d’anabolisants. On re-découvre également de manière plus prégnante que les Alchimistes, s’ils connaissent l’existence des Strigoï, Moroï et autres Dhampir, sont très loin d’apprécier ces derniers. Enfin, le choix d’une ville fortement ensoleillé pour servir de base à la protection de Jill ne se fait pas sans heurts pour cette dernière, les Moroï (tous comme les Strigoï) subissant de plein fouet la morsure du soleil, qui les affaiblit fortement.

Si Sydney est une héroïne moins portée sur le combat que Rose, ce premier volet du spin off de Vampire Academy ne manque pas d’intérêt, et permet d’aborder sous un autre angle cet univers. Pas mal d’éléments sont balisés pour la suite, que ce soit au niveau de l’héroïne ou des relations entre les autres personnages, ce qui n’augure que du bon pour la suite.

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