Matsumoto, Tomoki. Lady Vampire, tome 1

Un soir, alors qu’Irie rentre chez elle, elle est mordue par un homme mystérieux. Quand elle se réveille, quelques instants plus tard, elle a la surprise de retrouver son agresseur chez elle, à ses côtés. Il lui révèle alors qu’il est un vampire, et que sa morsure a transformé la jeune femme en vampire. Au Japon, il lui apprend qu’une morsure sur 1000 est en mesure de donner vie à de nouvelles créatures. Désormais appelé à être son Maître, il s’installe chez elle alors qu’Iris essaie de continuer sa scolarité comme si de rien n’était. Rapidement, elle découvre qu’elle a des pouvoirs et des pulsions nouvelles.

Lady Vampire est la deuxième série de Tomoki Matsumoto, à qui on doit déjà Prunus Girl, publié en 2013 (en France comme au Japon). Cette première série, axée romance, se plaçait sous la bannière du yaoi, les deux protagonistes centraux étant des garçons. Dans Lady Vampire, on est davantage dans un contexte yuri, c’est-à-dire un récit mettant en scène des relations intimes entre des personnages féminins. Ce premier tome, s’il introduit en effet le duo Irie / Rin, donne surtout l’occasion à la jeune lycéenne de confronter ses nouvelles pulsions avec son quotidien scolaire… et de découvrir que son attirance va plus au genre féminin que masculin. L’absence de sexualité frontale a pour autant valu à la série d’être classifié en tant que shōjo-ai.

Côté dessin, on est face à une production shojo assez classique. Le dessin est majoritairement centré sur les protagonistes, le décor étant réduit à son plus simple appareil. Pour autant, la touche d’humour qui émaille le texte est également présente au niveau graphique, qui n’hésite pas à recourir aux codes du genre (notamment au niveau des expressions de Rin).

Côté vampire, Rin fait progressivement l’éducation d’Irie. Elle apprend que ce qu’elle croit savoir sur les vampires est du registre du mythe, et n’a pas grand-chose à voir avec la réalité. Les buveurs de sang n’ont pas de problèmes à se déplacer à la lumière du jour, pas plus qu’ils ne craignent les symboles religieux. Ils se reflètent également dans les miroirs. Irie découvrira qu’en plus de l’immortalité et d’une force physique décuplée, le statut de vampire s’accompagne essentiellement d’une soif de sang qu’il faut étancher régulièrement. Cette dernière, lors de son assouvissement, s’apparente à une relation amoureuse : le plaisir du vampire et de sa victime est réel. C’est aussi cela qui explique que les vampires choisissent des proies qui correspondent à leurs préférences sexuelles.

Une mini-série qui se raccroche à la thématique de l’apprentissage d’un jeune vampire, mettant en scène une relation maître / disciple assez habituelle. Pour autant, l’approche yuri est assez rare sur le sujet (dans ce qui arrive en France, du moins), et les touches d’humours qui émaillent les dialogues des personnages sont assez légères pour éviter à l’ensemble d’être plombé par un humour trop lourdingue. Sans être la série du siècle, c’est assez agréable à lire.

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