Collectif – Louie de Martinis. Penny Dreadful, tome 1

Alors que sa fille vient d’être portée disparue, Sir Malcolm reçoit la visite de Miss Ives, qui fut la meilleure amie de Mina. Douée de capacité supra-normale, cette dernière a été visitée par Mina, l’enjoignant à venir la sauver du Maître, celui qui est à l’origine de sa disparition. Mais en route pour le domicile de sa fille,  Sir Malcolm et Miss Ives sont attaqués par des loups. Tout cela ne serait-il qu’un piège ?

Après l’arrêt brusque de la série à la fin de sa saison 2, Penny Preadful revient sous la forme d’un comics. Pour autant, il ne s’agit pas là d’une suite directe mais bien d’une préquelle à la série, le récit se déroulant avant la rencontre entre Miss Ives et Ethan Chandler. On y suit essentiellement le duo Ives/Macolm, rapidement rejoint par Jonathan Harker, Lucy Westenra et Quincey Morris. Des personnages tirés du roman de Stoker jusque-là absents de la série. L’idée pour les scénaristes, est bien ici de revenir aux origines de l’histoire, et aux premiers faces à face avec le Maître.

Le récit est assez prenant et intéressant. Si les scénaristes n’utilisent pas d’éléments révélés dans la première saison de la série, ils n’en oublient pas moins d’être fidèle à la marque de fabrique de cette dernière, et la réutilisation de personnages de fiction dans une trame quelque peu modifiée. Pour autant, les protagonistes ici mis en scène sont tous issus du roman Dracula, à l’exception de Ives et Malcolm.

Le gros bémol de cette nouvelle série est surtout lié à son rendu graphique. Le dessin de Louie de Martinis manque autant de lisibilité que d’homogénéité. La quasi totalité des planches sont très sombres, pas toujours très lisible au niveau de ce qui s’y passe, et les personnages sont souvent difficile à distinguer. L’auteur à son style propre, même si on y décèle l’influence de dessinateurs comme Ben Templesmith, sans la maîtrise de ce dernier.

La morsure apparaît ici comme la première étape vers la transformation en vampire. Être mordu permet  à la victime de développer un lien avec son agresseur vampire, tout en étant plus perméable à l’influence de ce dernier. On découvrira par ailleurs que les symboles religieux sont les éléments les plus efficaces contre les vampires, les balles normales n’ayant pas ou peu d’effet. Enfin, les vampires semblent à même de se transformer en animaux, comme le loup.

Un premier opus avec un scénario cohérent avec la série dont il se veut être une préquelle, mais qui est mis à mal par un dessin pas franchement abouti. Dommage…

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