Spierig, Michael & Peter. Daybreakers. 2010

En 2019, les vampires ont pris le contrôle de notre planète. Les humains ne sont plus qu’une petite minorité, entretenue uniquement pour nourrir la population dominante. Edward Dalton est un vampire qui travaille dans la recherche. Il refuse de se nourrir de sang humain et oeuvre sans relâche à la mise au point d’un substitut qui pourrait à la fois nourrir ses semblables et sauver les derniers spécimens d’hommes. Lorsqu’il rencontre Audrey, une jeune survivante humaine, il va découvrir un secret biologique qui peut tout changer. Désormais, fort d’un savoir que vampires et humains veulent s’approprier à tout prix, Edward va se retrouver au centre d’un affrontement absolu dont l’enjeu décidera de l’avenir des deux espèces…

Un film de vampire futuriste, voilà quelque chose d’assez intriguant pour que j’ai envie d’y jeter un coup d’œil, même si la dernière adaptation cinéma de la thématique du virus qui vampirise (Le Je suis une légende de Francis Lawrence) ne valait que par quelques jolies images. Si le film des frères Sierig commence de manière pour le moins agréable (si on excepte le côté bancal de la cohabitation vampire scientifique / vampire folklorique), prenant pied dans un univers froid qui rappelle Bienvenue à Gattaca et autres dystopies du genre. La société vampirique, qui a peu à peu transformé l’humain en vulgaire bétail, s’effondre peu à peu, ne parvenant pas à trouver un substitut efficace au besoin de sang.

Le gros souci de ce film est le manque de surprise de l’intrigue, qu’on sent rapidement venir, et qui débouche sur un fin tout sauf surprenante (et captivante), qui laisse qui plus est le champ libre à une hypothétique suite. Les acteurs, malgré leur pedigree, ne sont également pas très convaincant, même Sam Neil en fait trop dans son rôle de bad guy / chef d’entreprise capitaliste jusqu’au boutiste. Reste de très belles images, des clins d’oeils sympathiques, et un sens du gore qui opère par petites touches, sans sombrer non plus dans le grand guignol. Bref un film vampirique qui aurait pu s’avérer intéressant mais ne fait que proposer une nouvelle version du déclin d’un empire totalitaire, les vampires en plus/

Les vampires de Daybreakers combinent une certaine forme de vampirisme classique avec une vision plus médicale (scientifique dirons nous) du mythe. La société vampirique s’est constitué suite à un virus qui a rendu immortel (et de manière exponentielle) la population mondiale, rendant les humains aussi immortels qu’avides de sang. Ils ont peu à peu transformé les humains survivants en réserve de sang, construisant d’immenses laboratoires destinés à recueillir le sang des prisonniers jusqu’à la mort de ceux-ci.

Un vampire ne semble pouvoir mourir que s’il est exposé à la lumière du jour ou si un pieu lui est enfoncé en plein coeur. Ils ont une très grande résistance, une capacité de régénérations impressionnante, mais le manque de sang finit peu à peu par les ronges, obligeant certains à se nourrir du sang de leurs congénères (ce qui les fait muter en des créatures proches de la chauve-souris). Les villes, maisons et véhicules sont équipés pour leur permettre de vive malgré l’omniprésence du soleil. A noter qu’ils n’ont pas de reflets dans les miroirs.

Quelques bonnes idées et image n’empêchent pas ce film de n’être au final qu’une énième variation sur un thème éculé, pas forcément bien joué, et doté d’un scénario téléphoné au possible. Dommage…


Spierig, Michael & Peter. Daybreakers. 2010
Spierig, Michael & Peter. Daybreakers. 2010
Spierig, Michael & Peter. Daybreakers. 2010

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