Sommers, Stephen. Van Helsing. 2004

Au coeur des Carpates, il est un monde de légendes et de mystères : la Transylvanie… Une terre où le mal règne en maître absolu, où le danger rôde dès le coucher du soleil, où prennent corps les monstres qui hantent nos cauchemars les plus secrets.

Van Helsing est un ténébreux professeur et chasseur de monstres. Sa mission l’amène à affronter de terribles êtres, parmi lesquels le loup-garou, la créature de Frankenstein ou encore le comte Dracula, qui, depuis des générations, persécute la famille de l’intrépide et aristocratique Anna Valerious.

Stephen Sommers réalise ici un film dans la lignée des productions Universal des années 50, en mêlant Dracula, Frankenstein et Jekyll/Hyde. On s’éloigne très largement du Van Helsing de Stoker, le professeur devenant ici un chasseur chevronné dans la force de l’âge, très cascadeur, et armé d’un fourbi de gadgets qui rendraient James Bond jaloux. La photographie et la réalisation sont pour le moins réussies, les décors du film (même si en grande partie de synthèse) donnant un souffle fantastique très réussi à l’ensemble.

Le gros problème vient d’un scénario pour le moins tiré par les cheveux, et surtout d’acteurs qui en font décidemment trop (Dracula et les femmes vampires en tête). L’ensemble n’est pas non plus détestable mais frise très souvent le ridicule. Mais les productions Universal desquelles s’inspire vraisemblablement ce film avait déjà opté pour cette ambiance tragi-comique. Reste qu’il ne s’agit pas de films qui ont marqué leur époque, et Van Helsing suivra sans nul doute cette voix.

Les vampires de ce film sont fidèles à l’archétype posé par les premiers films du genre. Les infants de la nuit de ce film sont donc sans surprise des buveurs de sang qui peuvent se transformer à loisir en chauve-souris. Ils peuvent cependant se mouvoir au grand jour si des nuages viennent obscurcir la lumière du soleil. Seule nouveauté : Dracula cherche ici à donner vie à ses enfants, fruits de son union avec ses trois femmes vampires, et c’est un mélange de science et de sorcellerie qui semble à même de réussir ce tour de force.

Au final, Van Helsing est un film gâché par un scénario trop tiré par les cheveux, et par des acteurs qui surjouent à outrance. Reste une photographie et des effets spéciaux saisissants.

Sommers, Stephen. Van Helsing. 2004
Sommers, Stephen. Van Helsing. 2004
Sommers, Stephen. Van Helsing. 2004

4 réponses à Sommers, Stephen. Van Helsing. 2004

  1. raindrop dit :

    Ah, j’aime bien ce que fait Sommers.
    Ses momies et ce Van Helsing font passer un bon moment pop corn.
    On aurait dit un croisement de Metal Slug avec Dark Stalker!

  2. Méta dit :

    Grosse déception que ce film, notamment à cause d’un Dracula que je trouve ridicule. Stephen Sommers se débrouille mieux avec des momies 🙂

  3. Ruthven dit :

    Que fait-on quand on veut faire un blockbuster mais qu’on a rien à raconter dedans?

    On mélange des grands mythes du cinéma d’épouvante et on en fait de la gesticulation à 10 millions de pixels pendant 1h30.
    C’est le cas pour Van Helsing.
    L’univers n’est pas crédible.On dirait du néo gothique sortie tout droit d’un jeu vidéo japonais.

    Les acteurs sont trop mauvais (ou mal dirigés).

    L’histoire ne vole pas plus haut qu’un Harry Potter et il faut vraiment chercher loin le rapport entre les personnages du film ( Dracula et Van Helsing ) et ceux de Bram Stoker.Bah…en fait, y en a pas…
    "Van Helsing" est un film qui a déjà été oublié du public et jeté dans la poubelle des échecs commerçiaux hollywoodiens.

    Qu’on l’y laisse…

  4. frenzy dit :

    Je vous l’accorde, les acteurs surjoues, les dialogues sont nuls a ch***, et le scenarios est assez tiré par les cheveux.

    Mais savez vous quel était ma premiere reaction quand j’ai vus ce film en 2004 ?

    J’ai rigolés, car ce film, aussi mauvais soit il, peut encore faire rire dans les soirées entre potes.

    …J’ai bien aimé les effets speciaux sinon…

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