Oblowitz, Michael. The Breed. 2001

Dans un futur lointain, les vampires ont quitté leurs cryptes pour vivre au vu et au su de tous. Les humains cohabitent avec les vampires dans un climat de calme relatif. Aaron Gray est un policier vampire qui doit faire équipe avec Steve Grant, un agent du FBI, afin de poursuivre un tueur en série. Celui-ci signe ses crimes en déchirant la gorge de ses victimes et en les vidant de leur sang. Au cours de l’enquête, Steve tombe amoureux d’une jeune femme vampire, Lucy Westenra, qui leur fournit des informations. Les inspecteurs découvrent aussi que le meurtrier pourrait travailler à un projet gouvernemental secret visant à exterminer tous les vampires de la planète.

The Breed est avant tout un film très grand public, à petit budget mélangeant allégrement scènes d’action et hémoglobine avec un soupçon de relent historique. On retrouve quelques stars du petit et grand écran comme Bai Ling qu’on a pu voir dans The Crow ou encore Adrian Paul, le fameux Highlander de la série.

Les caractéristiques du vampire de The Breed sont assez classiques avec quand même quelques spécificités: le vampire peut vivre le jour protégé par des lunettes de soleil, il se transforme de façon traditionnelle par échange de sang, et seul 20% d’êtres humains (dont notre héros Steve Grant, ouf !) est totalement immunisé contre le mal vampirique.

Le flash-back sur la transformation d’Aaron Grant – juif polonais dont la fuite tragique des camps nazis finira par la mort de sa femme et sa fille et par sa propre transformation en vampire pour assouvir sa soif de… vengeance – nous rappelle le personnage de Louis d’Entretien avec un Vampire. La frange de la société vampirique souhaitant à tout prix faire partie du monde des humains en ne buvant que du sang synthétique n’est finalement que le précurseur des vampires de chez Meyer. Le thème des minorités est largement mis en avant dans ce film, à travers les vampires essayant tant bien que mal de se faire accepter par les humains ou encore à travers ce flic noir méfiant au regard des vampires pourtant pacifistes.

Enfin, l’abondance de scènes en contre-plongée et en oblique nous agace faute de nous provoquer l’étouffement et l’oppression que sont censés vivre les vampires et les humains au sein d’une société totalitaire.

The Breed aborde plusieurs thèmes potentiellement intéressants, mais se perd dans une mauvaise réalisation, un jeu d’acteur peu crédible et des effets spéciaux bas de gamme. Tout juste supportable au final, dommage.

Oblowitz, Michael. The Breed. 2001Oblowitz, Michael. The Breed. 2001Oblowitz, Michael. The Breed. 2001

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