Nicolaou, Ted. I vampire. 2007

Suppôt de Satan – Victime d’un terrible accident, Michelle est conduite à l’hôpital par une jeune femme prête à tout pour la sauver. Malheureusement, celle-ci ignore que Michelle est un vampire poursuivi par son maître, le terrible Vladislas…
Mémoire d’Outre-tombe – Vicky vit seule depuis que son mari a été incarcéré pour violence conjugale. Lorsqu’elle rencontre un homme aussi mystérieux que séduisant, elle ignore que celui qui hante ses rêves depuis plusieurs jours est un véritable vampire…
Requiem pour un vampire – Invitée par une mystérieuse femme à se produire en concert privé, Sophia se rend dans un magnifique manoir malgré les recommandations de son ami Zachary. Applaudie par toute l’assemblée elle se fait soudainement mordre par le maître des lieux…

Présenté sur la jaquette comme un film dans la lignée des contes de la Crypte, I Vampire risque fort de faire déchanter le spectateur dès les premières minutes. Car a par le côté très cheap des effets spéciaux, le lien avec la série culte semble bien mince. On est davantage ici aux portes du nanard fait avec des bouts de ficelle. Les acteurs ne sont pas franchement très doués, le cadrage pas des plus novateurs ni des plus maîtrisés, et les scénarios non exempts de gros problèmes de cohérences. Si la première histoire à un côté amusant, de part le look zombi-esque du maître Vlad, et le regard effaré du médecin Nicolescu, la seconde histoire est pétrie de clichée, sur fond de romance franchement ennuyeux et sans aucun intérêt, les personnages frisant le ridicule. Quant au dernier segment, qui voit réapparaître un des vampires de la première partie, il ne s’en sort pas franchement mieux, le personnage du gentil vampire peinant à convaincre.

Les vampires de ces trois segments n’ont rien de très originaux par rapport aux mythes classiques. Assoiffés de sang, craignant la morsure du soleil comme les pieux ou l’eau bénite, ils sont contraint de se cacher durant la journée. Ils n’ont par ailleurs ps de reflets, les miroirs représentant à ce titre un moyen de les identifier. Seule originalité (qui n’est que très mal exploitée) : la pierre de sang, sorte d’artefact détenu par le maître du premier segment, qui semble notamment avoir le pouvoir de redonner à un vampire sa vie humaine.

Au final, ces trois histoires souffrent autant d’une réalisation plate et bancale, que du jeu d’acteur pas convaincant des acteurs et de scénarios truffés d’incohérences, de longueurs et autres problèmes. En bref, si c’est un nanard vampirique que vous cherchez vous l’avez trouvé, sinon passer votre chemin.

Nicolaou, Ted. I vampire. 2007Nicolaou, Ted. I vampire. 2007Nicolaou, Ted. I vampire. 2007

2 réponses à Nicolaou, Ted. I vampire. 2007

  1. Ruthven dit :

    Ce DvD est une pure arnaque.
    Les trois histoires sont des films de 1h30 dont le montage a été massacré pour les faire tenir sur un DVD façon sketches vampirique.
    La seule histoire qui vaille vraiment la peine est effectivement celle avec Radu de Transylvanie.A l’origine, c’était un film entier qui s’inscrit dans la saga vampirique "Subspecies" de Ted Nicolaou qu’on peut trouvé en VF dans sa version "non massacrée" sous le titre "The awakening, le réveil du maitre" (Subspecies 6, je crois).
    Il est vrai que les aventures du vampire Radu n’apporte pas grand chose de nouveau au mythe du buveur de sang.On peut même trouver ça franchement kitch, moyen et pas indispensable.Cela dit, c’est de la série B gothique plutôt bonne et jouïssive pour les amateurs.

    Le subspecies 4 est à voir absolument, par contre.
    Son titre français est "Journal intime d’un vampire" et ça raconte l’histoire du vampire Zacharie qui hait sa nature de vampire et qui a décidé d’exterminer tout les autres buveurs de sang qui auront le malheur de croiser son chemin (Zacharie rappel beaucoup un certains Louis de la pointe du lac^^).On y trouve déjà le personnage de Ash le mélomane et l’épée de Laherte. L’ambiance est fortement inspirée de "Entretien avec un vampire" et la réalisation est bien meilleur que le 6.
    Je le conseille.

  2. Ciolfi alias valentin. dit :

    Et bien, moi qui ne jure que par un corpus vampirique ultra-classique (Murnau, Browning, Dreyer, l’ensemble des Hammer, Saville, Herzog…), j’avoue avoir été bluffé par la série des Subspecies.
    Ils sont étrangement sous-estimés en Europe.
    Pas assez grand public ?
    Ted Nicolaou rend ici le plus beau des hommages au Nosferatu de Murnau.
    Plus beau même que l’adaptation pourtant fort réussie de Merhige et son « Ombre du vampire », réalisé en 2000.
    Car nous ne sommes pas ici dans une parodie.
    Ni même dans un « Teen movie ».
    Non, il s’agit d’un film dont le traitement le destine avant tout à un public adulte et connaisseur.
    Ici avec I Vampire, nous avons effectivement droit à un montage maladroit et on se demande réellement le pourquoi d’une telle initiative.
    Le DVD en question n’offre au final que peu d’intérêt et il vaut mieux passer son chemin.
    Pour connaitre et apprécier pleinement l’univers de ted Nicolaou on se doit de débuter par le commencement et le Subspecies de 1991.
    Voir un film de vampires tourné en Roumanie, dans un cadre grandiose, cela nous change des autres productions américaines et de ses banlieues de grandes métropoles ultra-modernes.
    Moi, je ne suis pas américain mais européen. La culture n’est pas tout à fait la même.
    Côté immersion, merci donc à Nicolaou pour ce beau cadeau offert aux allergiques des « rideaux verts » et autres images de synthèses.
    Les puristes en auront pour leur argent.
    On est en présence d’un vampire qui respecte les codes spécifiques de sa caste, repris et/ou inventés mais popularisés par Stoker.
    Radu, loin de ressembler à une gravure de mode, prend à contre-pied les standards économiques du moment et possède une vraie gueule et de la personnalité : voilà qui est du tout bon.
    Denice Duff dans le rôle de michelle Morgan est tout simplement admirable.
    Mise à part julie Carmen dans le rôle de regine Dandridge (Vampire vous avez-dit vampire 2 ?) je me demande qui pourrait lui tenir la dragée haute dans un tel registre.
    Au fil de la série, du Subspecies de 1991 au Subspecies 3 (Bloodlust) de 1994, on monte dans les tours et l’ensemble prend de l’épaisseur. Puis si le 4eme opus (Bloodstorm 1998) semble accuser nettement une baisse de régime, on voit mal pourquoi le réalisateur est allé nous offrir un Spin-off aussi malvenu que ce Vampire Journal (1997). Pour plaire aux fans de anne Rice ?
    Quoi qu’il en soit, Nicolaou possède son noyau de fans, car une suite directe de Bloodstorm est actuellement en cours de tournage (en Albanie ce coup-ci).
    En bref, si vous aimez Nosferatu, les véritables décors gothiques, le respect des codes vampiriques, le classicisme quant au traitement des films sur le sujet, si un soupçon de gore de vous rebute pas (ce n’a pas été mon cas et pourtant je ne suis pas fan), Radu et son univers sont faits pour vous.

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