Koslow, Ron. Moonlight, saison 1. 2007

Los Angeles, 2007. Là où un crime « suspect » est commis, Beth et Mick ne sont jamais loin. Lui parce qu’il est détective, mais surtout parce que c’est un vampire, bien décidé à ne pas laisser ses congénères rendre leur existence publique. Elle, parce qu’elle est journaliste, toujours à l’affût d’un bon scoop.

Moonlight est une série qui pourrait s’apparenter à Angel, même lieu, même genre de personnage principal, pourtant, la comparaison s’arrête là ; car la série créée par Trevor Munson et Ron Koslow est plutôt réaliste. Il n’y a pas d’autres créatures fantastiques que les vampires, et les démons que doit affronter Mick St John ( Alex O’loughlin) sont bien plus intérieurs que maquillés à outrance et dégoulinant d’effets spéciaux.

Mick St John était musicien, quand, juste après leur mariage, son épouse Coraline lui a fait un cadeau empoisonné : l’éternité. Mais ce n’est que bien plus tard que Mick a coupé les ponts avec sa femme, lorsqu’il l’a laissée au milieu des flammes, dans la maison où elle retenait prisonnière une petite fille blonde qu’elle voulait « adopter » avec lui. Beth (Sophia Myles) a vécu un traumatisme dans son enfance. Elle sait qu’elle ne devrait pas rester trop près de Mick, pourtant il est le plus à même de lui fournir des scoops et son charme est plutôt enjôleur. D’autant qu’elle se sent en sécurité avec lui, impression rare pour elle.

La série n’a eu qu’une saison, en dépit d’audiences plus que convenables, entre 7 et 8 millions de téléspectateurs. La responsable de la série chez CBS, Nina Tassler, a d’ailleurs fait les frais de l’arrêt de production : « Parfois, même un héros a besoin d’un héros » est un slogan que des milliers de fans lui ont envoyé, agrémenté d’une gousse d’ail, pour manifester leur désapprobation.

Mais pourquoi une deuxième saison ? La première répondait à toutes les attentes : les secrets des personnages étaient révélés, les méchants hors d’état de nuire, les amours avouées. Sans doute parce que la qualité était au rendez-vous, tout simplement. La technique comblait nos espérances, loin des effets spéciaux outranciers, loin des créatures irréelles, et si proche du quotidien. Un petit parfum d’humour, parfois noir, flottait sur la série, la rendant moins dramatique. Quant aux personnages, ils se révélèrent particulièrement attachants, avec en cerise sur le gâteau Joseph, figuré par Jason Dohring, ancien petit ami de Veronica Mars, ici hilarant et pourtant touchant dans le rôle du vampire multiséculaire blasé qui cache un sombre et romantique secret.

Car dans Moonlight, les vampires, comme les humains, ont de secrets, et des sentiments. On découvre que l’amour n’est pas une rareté chez les vampires, que se soit entre congénères, mais aussi entre mortels et immortels. Les créatures de la nuit sont remises au goût du jour, sans pour autant rompre définitivement avec les valeurs anciennes. Ne dormant plus dans un cercueil, ils passent leur journée dans un congélateur ! Ils souffrent toujours de la lumière du soleil, mais elle ne les consume pas immédiatement. Ils cuisent à petits feux. Le pieu est aussi conservé, mais il ne tue plus, il paralyse le corps entier s’il est planté dans le cœur. La décapitation, par contre est toujours en vigueur, tout comme les flammes vives d’un bucher nourri. Une nouveauté fait cependant son apparition dans la catégorie capacité vampirique : grâce à son odorat, Mick est capable de deviner ce qui s’est passé sur une scène de crime ! Pas juste qui était là et ce qu’il avait mangé au déjeuner, mais plutôt les déplacements, les gestes…

Moonlight est donc une série qui n’aura duré que le temps d’une saison, mais une bonne série, agréable à regarder. Sans pour autant verser dans la violence gratuite, elle a su rappeler le côté démoniaque des vampires, tout en n’excluant pas la part humaine de l’être dans le monstre, avec en filigrane une jolie histoire d’Amour. Non dénuée d’humour, elle peut plaire à tous, d’autant que les sentiments exacerbés dans certains cas sont autant de scènes tantôt émotionnelles, tantôt d’une brutalité bien exprimée.

On peut regretter l’arrêt de la série, mais qu’aurait réellement apporté une deuxième saison, sinon quelques épisodes se trop ?

Koslow, Ron. Moonlight, saison 1. 2007 Koslow, Ron. Moonlight, saison 1. 2007 Koslow, Ron. Moonlight, saison 1. 2007

5 réponses à Koslow, Ron. Moonlight, saison 1. 2007

  1. Ankya dit :

    J’ai adoré regarder cette série, et trouve dommage qu’il n’y ait pas eu de saison 2 dans le sens où la fin de la première ouvre pas mal de portes. S’ils savaient qu’il n’y aurait pas de saison 2, pourquoi ne pas avoir fait de fin véritable à la saison 1 ?

  2. MilieWB dit :

    Les séries US, même pour le dernièr épisode, offrent souvent la possibilité de réutiliser les acteurs dans des téléfilms. Il en a été question un moment, mais le projet est finalement parti aux oubliettes.

  3. zita dit :

    je vien de commander : moonlight saison 2 avec Alex O’Loughlin, Sophia Myles.au magasin CULTURA au prix de 32€99
    il parait qu’il est en vente en FRANCE depuis le 5 juin 2010 sur commande.

  4. MilieWB dit :

    Je suis allée voir sur le site de cultura, mais le seul Moonlight saison 2 que je trouve est un manga "Moonlight Miles" saison 2, relatant trois percées dans la libido des années 70 aux usa, dispo en magasin depuis juin 2010.
    En cherchant avec le nom des acteurs, je ne trouve rien.
    Peux-tu me donner les références exactes de ta commande? Mais, je ne trouve aucune référence à une éventuelle saison 2, à l’exception de quelques fanfics, imaginant ce qu’aurait pu être cette saison 2, tu les trouveras ici, mais en anglais. http://www.renewmoonlight.com/fa...
    A bientôt.

  5. Vladkergan dit :

    Pour aller dans le sens de MillieWB, DVD Empire, qui recense de manière assez détaillée (plus qu’Amazon) les DVD ne trouve trace que d’un seul DVD pour cette série, et à ma connaissance il n’y a jamais eu de saison 2, la série ayant été stoppée http://www.dvdempire.com/Exec/v4...

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